Le rugby familial s’épanouit à l’AS Capelaine. Trois Lespine, père et fils, unis par la même passion et un maillot commun, mêlent travail, jeu et transmission dans un esprit d’équipe intact.
À Lacapelle, ce club de fratries, de cousinades, voici les Lespine : Patrice, le père, et ses fils Pierre et Benjamin. Lespine, un nom, une transmission qui fait encore et toujours l’unanimité au sein de l’AS Capelaine !
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Cette passion en rouge et blanc a commencé de manière fortuite, avec “Patou”, footballeur à Puymiclan, “car dans ce coin il n’y a pas de rugby, alors que j’adorais ce sport”, et un de ses copains de travail, Didier Lachoux, qui lui demande s’il veut jouer à Lacapelle-Biron. Lui qui avait déjà testé son envie de balle ovale en tant qu’étudiant avec Éric Soulié, un autre joueur de l’ASC, n’a pas hésité. Ce numéro 8, plaqueur inlassable, devenu emblématique – “une légende” disent ses fils – surtout quand il qualifia les siens au coup de pied pour accéder à la finale du championnat de France, a toujours adhéré “au jeu, avec de bons gars”.
Benjamin à la manœuvre
Sur le bord du terrain, ses deux jeunes garçons l’accompagnaient, pensant plus à “s’envoyer des ballons qu’à vraiment le regarder”, confient-ils avec un sourire. Eux, par contre, furent initiés dans cette entente des 4 Cantons qui prône le jeu et l’amitié, mais avec une licence capelaine, histoire de suivre les traces paternelles, “comme une évidence”. Si leur père, solide fer de lance du 8 de devant, les a inspirés par cette envie essentielle de “s’amuser”, eux exploitent leurs qualités dans les lignes arrières.
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Le plus jeune, Benjamin, allie avec bonheur les postes de 10 ou 12. “J’aime faire des passes, diriger le jeu sans me prendre la tête. En 12 j’adore rentrer dedans, et avec Brieuc Bode c’est super. Je lui fais des passes et en plus il découpe.” Pour Pierre, même parcours, passé aussi à Sainte-Livrade et une petite année aux 4 Cantons-BHAP, avant le rappel des racines. “Il fallait qu’on se relance, avec ces jeunes super motivés, que des mecs avec lesquels on a grandi. Et des joueurs d’expérience, issus de fratries ancrées à l’ASC.”
Pierre à la relance
Ils donnent tout, même aux entraînements. Pour dire, depuis la reprise l’été dernier, ils n’en ont raté aucun ! “On joue pour s’amuser, c’est notre philosophie, la même que notre père. Mais on est aussi mauvais perdants. Quand on est face à face, chacun fait tout pour ne pas perdre.” Une connivence sur le terrain, confiance innée entre le 10 ou 12 et le 15 félin, animés par le même amour “du jeu à la toulousaine”. “J’aime bien ce rôle de tour de garde, voir le jeu avant les autres, accélérer. Et avec mon frère on est toujours en train de communiquer, pour initier des mouvements.”
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Et à l’ASC, c’est un bonheur supplémentaire. “Notre père nous racontait que ce club était différent des autres, une famille. On est pris en considération. Il y a toujours des gens pour nous. On est super heureux.” Ces trois-là ne parlent que rugby et électricité, puisqu’ils travaillent ensemble dans leur petite entreprise. “Il nous chambre, pour nous pousser, pour plus d’exigence, comme dans notre travail. On espère faire la moitié de ce qu’il a réalisé, faire le même chemin, jusqu’à des phases finales.”
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Mais pour ce père taiseux mais fier, et ses deux fils comblés, pour qui ne comptent que le plaisir, la cerise sur le gâteau est de voir leur nom inscrit sur leur maillot, en tant que sponsor de leur club de cœur. Car “sans rugby, on ne peut pas vivre !”

