Aux États-Unis, le changement de la politique des passagers de grande taille de la compagnie Southwest Airlines provoque une vive controverse. Elle fait désormais payer un deuxième billet à ses passagers de forte corpulence.
Un changement qui suscite la colère des voyageurs. Depuis janvier, aux États-Unis, la compagnie low cost Southwest Airlines fait face à une vague de contestation à la suite de la modification de sa politique “clients de grande taille”. Autrefois considérée comme la référence du secteur, cette réglementation permettait aux voyageurs de forte corpulence d’obtenir un second siège gratuitement ou remboursé.
Désormais, selon les témoignages recueillis par SFGATE, le personnel au sol impose l’achat de places supplémentaires sur la base d’un simple jugement visuel, provoquant confusion et humiliation chez les passagers.
L’accoudoir comme juge de paix
“Les clients qui empiètent sur le ou les sièges voisins doivent acheter le nombre de sièges nécessaires”, mentionne désormais le transporteur, qui établit que l’accoudoir fait office de limite entre les sièges. Toutefois, le texte précise que “Southwest peut décider, à sa seule discrétion, qu’un siège supplémentaire est nécessaire pour des raisons de sécurité.”
Le 10 mars dernier, à l’aéroport de Bradley, Kari McCaw explique ainsi avoir ressenti de la gêne et de la colère lorsqu’elle a été interpellée au comptoir d’enregistrement par des agents qui lui auraient clairement indiqué qu’elle devait acheter un second siège ou bien renoncer à son voyage.
À lire aussi :
“Trop gros pour combattre” : le ministre de la Défense américaine annonce de nouvelles directives contre les soldats obèses
Cette dernière fustige notamment “un regard arbitraire” porté sur son corps. Et d’ajouter : “Je suis plutôt ronde, donc j’utilise une rallonge de ceinture, mais si vous preniez mon tour de hanches, je rentrerais sans problème dans un siège standard, 40 ou 43 cm de large”.
@samyra It is discrimination that is at the discretion and fatphobia of whoever is at work that day.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux témoignages relatent peu ou prou les mêmes histoires au moment de l’embarquement. Suivie par 2,3 millions de personnes sur TikTok, l’influenceuse Samyra a quant à elle dénoncé une “taxe sur les gros”.
Sollicitée par SFGATE et le New York Post, la compagnie n’a pas souhaité commenter la formation de ses agents ni les modalités précises d’évaluation de la morphologie des clients.

