Le Grand Trail des Cadourques a transformé Cahors en capitale du trail. Plus de 1 500 coureurs et 200 bénévoles ont relevé ce défi sportif inédit, confirmant l’essor du trail dans le Lot.
Le défi était de taille, il a été relevé avec panache. Le club des Extrapédestres a réussi son grand défi de lancer une nouvelle épreuve sportive de niveau national.
En l’occurrence, la première édition du Grand Trail des Cadourques qui s’est tenue du vendredi 27 au dimanche 29 mars. Près de 1 500 coureurs venus de toute la France et même de l’étranger ont débarqué à Cahors pour participer à l’une des quatre courses proposées, un ultra de 120 km, un autre de 68 km ainsi que deux trails de 30 et 15 km.
200 bénévoles mobilisés
Et le pari était osé, car ce type d’épreuve est généralement confié à des entreprises professionnelles tant la charge de travail est lourde. Le club avait donc mobilisé plus de 200 bénévoles pour tracer et baliser ces parcours depuis Cahors en passant par Luzech, Mercuès, Bellefont-La Rauze, Vers, Cabrerets, Saint-Cirq-Lapopie et retour par Bouziès et Arcambal.
Un week-end entier qui a commencé vendredi soir à 23 h par le lancement de l’épreuve phare du 120 km, au pied du pont Valentré où un feu d’artifice surprise attendait ces coureurs de l’extrême. Le Dijonnais Régis Ruchaud gagne la course en 13 h 09 : une sacrée performance pour parcourir ces chemins avec plus de 4 000 mètres de dénivelé. Le second, Morgan Aubert, vient de Libourne et le troisième des Pyrénées-Atlantiques.
Deux Lotoises sur le podium féminin
Chez les féminines, la gagnante en 14 h 55 est l’Iséroise Souadia Blain. Mais on trouve deux Lotoises sur le podium : Vania Boisset, qui arrive seconde, et Marisa De Castro, troisième. Bien connues du circuit des ultras, les deux coureuses locales ont donc fait honneur au département en montrant que nous avons ici de vraies championnes.
Sur le 68 km, le Savoyard Jérémie Leau remporte, en 5 h 53, la course qui partait du Mas de Saboth, à Vers. Il se place juste devant le Lotois Gaëtan Bizat et le Toulousain Raphaël Martins. La première féminine est Romane Coppin, des Pyrénées-Atlantiques, devant Domitille Fabre, du Cantal, et Anne Petit, de Corrèze.
Plusieurs nuits pour baliser puis guider les coureurs
Cette réussite est le fruit d’un long travail, une année entière de mobilisation, que l’équipe organisatrice des Extrapédestres a menée avec son savoir-faire et sa motivation. Le président Gilles Cluzet salue le formidable engagement de ses adhérents. « C’est une grosse machine avec 210 bénévoles qu’il faut vraiment saluer, car beaucoup ont passé plusieurs nuits glaciales sur le parcours pour baliser puis guider, alimenter et encourager ces coureurs de l’extrême. Sans eux, rien ne serait possible… »
Le président cite tous les partenaires institutionnels du club bien connu de Cahors, le département du Lot, qui a soutenu l’initiative, la municipalité de Cahors dont l’équipe technique a accompagné la mise en place avec un grand professionnalisme, notamment sur la sécurisation du parcours en ville, ainsi que les treize communes traversées qui ont accueilli cette course avec enthousiasme et mis leurs équipements à disposition. De l’aveu même de Gilles Cluzet, il faut noter également la mobilisation de plus de soixante entreprises qui ont contribué à financer cette manifestation dont le budget dépasse les 70 000 €.
Des retombées pour le territoire
« Nous avons fait un gros travail de recherche de partenaires et avons été très bien reçus, car cette épreuve sportive est porteuse pour notre territoire, insiste Gilles Cluzet. Ce sont plus de 3 000 personnes qui ont séjourné et consommé sur la vallée du Lot. Le trail est un sport en plein développement et notre territoire se prête merveilleusement à cette pratique. Il faut en profiter et la développer. » Après un tel succès, nul doute qu’une nouvelle édition verra le jour.

