Le match amical entre la France et la Colombie qui se tenait ce dimanche 29 mars dans la banlieue de Washington s’est mieux déroulé pour les Bleus, faciles vainqueurs (3-1), que pour leurs supporters, qui n’ont pour certains pu rentrer dans le stade que bien après le coup d’envoi. Une gestion de l’accueil des fans qui s’ajoutent à la liste d’inquiétudes qui entourent la coupe du monde 2026.
La coupe du monde de football 2026, organisée conjointement par le Canada, le Mexique et les États-Unis du 11 juin au 19 juillet, est une source d’inquiétude majeure pour les supporters qui ont prévu de se déplacer au pays de l’oncle Sam. Les assassinats commis par l’ICE, la “police de l’immigration”, sont une première crainte pour les fans étrangers qui envisagent le déplacement aux États-Unis. Autre problématique majeure, l’attribution des visas, nécessaires pour mettre le pied sur le sol américain.
Pour les obtenir, les ressortissants algériens, ivoiriens, cap-verdiens, tunisiens et sénégalais, devront verser une caution dont le montant ira de 5 000 à 15 000 dollars. Une règle qui pourrait conduire à une situation des plus étonnantes où certains joueurs et membres de staff participant à la compétition pourraient peiner à accéder au pays hôte.
Une autre menace plane sur la bonne tenue de cette coupe du monde. La rencontre remportée par l’équipe de France face à la Colombie ce dimanche 29 mars (3-1), qui s’est tenue au NorthWest Stadium dans la banlieue de Washington, qui devait servir de répétition générale pour les organisateurs, a tourné au cauchemar pour une partie des supporters. L’attente a été parfois très longue, comme le rapportent certains auprès de l’Équipe. Une situation qui illustre une gestion de l’accueil des supporters pas encore maîtrisée.
“Du délire”
“Je n’avais jamais vu ça”, assure Pierre, qui compte pourtant à son actif une centaine de matchs dans plusieurs pays. S’il déplore des bouchons, c’est “après” que, selon lui, “ça a été du délire”. Pour pénétrer dans l’enceinte, les supporters devaient passer par des sortes de portiques de sécurité. “Il n’y avait qu’une seule file, très très longue. Qui n’avançait pas. On ne comprenait pas ce qu’il se passait. Il y avait des centaines de gens, peut-être plus même, bloqués à plusieurs portes”, détaille Thomas, un autre supporter des Bleus.
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Au vu de cette attente particulièrement longue, la tension est progressivement montée. Jusqu’alors assez patients, les fans colombiens ont subitement changé d’attitude “au moment où il y a un membre de la sécurité qui a dit : ”Restez calme, il y a le temps !”. Le coup d’envoi avait été donné depuis quinze minutes”, relate Thomas. Ce dernier est parvenu à s’installer à sa place à la demi-heure de jeu, pour le “but de Désiré Doué”. Il assure que nombre de supporters ont dû patienter encore plus longtemps que lui.
Une situation qui fait craindre le pire pour l’évènement planétaire. Rémi, venu encourager les hommes de Didier Deschamps, considère “qu’il y a une obsession pour la sécurité au détriment de l’efficacité”. Il tire un constat alarmant à trois mois de l’échéance : “Aujourd’hui, ce qu’on a vu, c’est qu’ils n’étaient pas assez staffés, ni professionnels pour répondre aux flux de supporters.” Si les équipes ne sont pas prêtes pour le coup d’envoi de cette coupe du monde, il semblerait que les organisateurs le sont encore moins… Cet échec devrait au moins leur permettre d’en tirer des conclusions pour corriger le tir d’ici au lancement de l’évènement.

