La petite ville située en banlieue de Boston a été au coeur des discussions dans les prestigieux bureaux de la FIFA. Et pour cause, elle menaçait de ne pas organiser les sept matchs de la Coupe du monde dont elle était l’hôte, et notamment la rencontre entre la France et la Norvège. Récit.
La petite ville de Foxborough, située dans le Massachussets à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Boston, ne présente à première vue rien qui ne la distingue d’une autre commune résidentielle nord américaine. Pourtant, cette ville d’environ 19 000 habitants a été au coeur des discussions pendant de longues semaines, dans les plus hautes sphères de la FIFA (l’instance qui dirige le football mondial).

Et les pontes du ballon rond ne dissertaient pas de la qualité de vie dans ce territoire du nord-est des États-Unis – bien que la ville soit reconnue pour son “accueil chaleureux et ses excellentes écoles publiques”. Au contraire, Foxborough a fait trembler la puissante instance mondiale car elle héberge sur son territoire, le Gillette Stadium. Ce stade qui accueille les matchs des New England Patriots (Football américain), a été choisi pour accueillir sept matchs de la prochaine Coupe du monde (du 11 juin au 19 juillet). Et notamment le match opposant la France à la Norvège (le 26 juin) ainsi qu’un quart de finale (le 9 juillet).
Mais les grilles du stade auraient pu ne jamais s’ouvrir car la modeste municipalité a décidé de taper du poing sur la table. Au mois de février dernier, cette dernière a annoncé qu’elle refusait de prendre en charge “les 7,8 millions de dollars de dépenses prévues pour la police et la sécurité publique”, comme l’a révélé le média Bloomberg. Le président du conseil municipal, Bill Yukna a même déclaré que ce n’était “pas la responsabilité de la ville”. L’édile est dans son rôle car ce montant représente tout de même 10 % du budget annuel de la commune.
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En position offensive, bien décidé à tenir tête à la puissante organisation dirigée par Gianni Infantino, le conseil municipal avait même menacé, si un accord n’était pas trouvé, de ne pas accorder à la FIFA la licence qui permettait la tenue de matchs de football professionnel au sein de l’enceinte de 65 000 places. Mieux que ça, la ville a même donné un ultimatum aux décideurs du Mondial pour trouver une solution. Ultimatum qui courrait jusqu’au 17 mars.
Et les tractations se sont tenues jusqu’à la date limite pour qu’enfin, un accord soit trouvé entre les différentes parties prenantes (la commune, le propriétaire du Gillette Stadium (Kraft Sports & Entertainment) et le comité d’organisation Boston Soccer 2026). C’est finalement cette association qui a annoncé par la voix de son avocat cité par Le New York Times : avoir “accepté de prendre en charge et de financer l’intégralité des obligations” pour accueillir les matchs.
Tout est bien qui finit bien donc et la licence de spectacle a été accordée par le conseil municipal de Foxborough à la FIFA. La tenue des sept matchs dans le Massachusetts n’est aujourd’hui plus menacée, pour le plus grand bonheur des Bleus qui ont d’ores et déjà réservé leur camp de base pour la Coupe du monde. Un camp de base situé à… Boston.

