March 29, 2026

"On se connaît tous ici" : trois générations de bouchers et une même passion au coin de la rue Larrey à Tarbes

l’essentiel
La boucherie de la rue Larrey incarne à Tarbes la convivialité. Transmise de main en main depuis trois générations, elle est aujourd’hui reprise par un ancien apprenti de la boutique, Mickaël Bréchet.

Dans le quartier de la rue Larrey, à Tarbes, une page s’est tournée… Sans vraiment se refermer. Depuis quinze jours, la boucherie des Éleveurs a changé de nom pour devenir la “Boucherie Mika”. Derrière cette nouvelle enseigne, un visage familier : celui de Mickaël Bréchet, ancien apprenti, aujourd’hui à son tour maître des lieux.

L’histoire qui s’écrit ici est avant tout celle d’une transmission réussie. Mickaël Bréchet a fait ses premières armes entre 2002 et 2004 auprès d’Olivier Brune, figure incontournable du quartier pendant 38 ans. “On se connaît tous ici”, glisse le tout jeune retraité avec sa gouaille et sa bonhomie, qui ont largement contribué à fidéliser une clientèle venue nombreuse pour l’inauguration de la nouvelle boucherie.

Car au-delà du commerce, c’est un véritable lieu de vie qui perdure. En reprenant l’affaire, Mickaël Bréchet ne change pas l’essentiel : le goût du travail bien fait, l’attachement aux produits locaux et cet esprit de proximité qui fait toute la différence. “Je perpétue ce que j’ai appris ici”, confie-t-il simplement.

Une histoire de transmission

Lors de l’inauguration, un autre visage emblématique était présent, celui de Michel Carnejac. Un nom qui n’est pas inconnu dans cette histoire de transmission. C’est en effet lui qui a formé Olivier Brune, bouclant ainsi une chaîne sur trois générations. “C’était un sacré bosseur”, se souvient-il. “La semaine, il travaillait chez nous et le week-end à la ferme.”

Car Olivier Brune ne se destinait pas à devenir boucher. “Moi, je rêvais d’être paysan comme mon père. Mais la ferme ne rapportait pas assez, alors j’ai dû aller travailler. Et ça m’a beaucoup plu au final.” Aujourd’hui retraité, il a finalement retrouvé ses racines et son rêve d’enfant. “Ma nouvelle vie commence, car j’ai désormais mon élevage.” Une boucle bouclée, entre sa passion retrouvée et la fierté de laisser son commerce entre de bonnes mains.

Pour Mickaël Bréchet, les débuts sont prometteurs. “Je suis très satisfait de ces deux premières semaines”, confie-t-il. Le nouveau patron a déjà apporté sa touche, notamment avec des horaires repensés : ouverture le lundi et fermeture le samedi après-midi, un rythme inédit pour l’établissement.

Mais pour les habitués, l’essentiel est ailleurs. L’accueil chaleureux, les échanges au comptoir et cette convivialité intacte rassurent une clientèle attachée à “sa” boucherie de quartier. Ici, le changement se fait dans la continuité. Et dans ce coin de Tarbes, entre tradition et renouveau, la passion du métier continuera de se transmettre.

source

TAGS: