Bally Bagayoko, le 21 mars 2026. LUDOVIC MARIN / AFP
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Vous avez décroché de l’actualité ce week-end ? Voici les principales informations à retenir de ces samedi 28 et dimanche 29 mars.
· L’Iran menace de cibler un porte-avion américain
Un mois après les premières attaques américaines et israéliennes sur l’Iran, le conflit se poursuit au Moyen-Orient. Alors que le Pentagone se préparerait selon plusieurs médias américains à des opérations terrestres, de nouvelles frappes ont été recensées au cours du weekend dans la région.
L’armée israélienne a indiqué qu’une zone industrielle du sud d’Israël avait probablement été touchée par un « débris de missile ». Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l’entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient. Une université de la ville iranienne d’Ispahan a quant à elle affirmé avoir été touchée dimanche, pour la deuxième fois, par une frappe américano-israélienne. Enfin, selon les décomptes du ministère de la Santé libanais, plus de 1 200 personnes sont mortes dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre.
Les tensions restent surtout très vives entre les Etats-Unis et l’Iran. Le chef de la marine iranienne, Shahram Irani, a averti ce dimanche que le porte-avions américain USS Abraham Lincoln serait pris pour cible s’il venait à portée de tir. « Dès que le groupe aéronaval de l’USS Abraham Lincoln sera à portée de tir, nous vengerons le sang des martyrs du navire Dena en lançant différents types de missiles mer-mer », a-t-il menacé, cité par la télévision d’Etat, en référence à la frégate iranienne coulée par les Etats-Unis le 4 mars.
Dans la région, le week-end a aussi été marqué par l’interdiction faite au patriarche latin de Jérusalem d’accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux. La mesure, prise par la police israélienne, était motivée par la « sécurité » et ne procédait d’aucune « intention malveillante », a fait savoir le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Emmanuel Macron a condamné « la décision de la police israélienne ».
Par ailleurs, Benjamin Netanyahu a ordonné dimanche à l’armée israélienne « d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban, où elle mène des opérations contre le Hezbollah pro-iranien.
· Bagayoko victime de racisme sur CNews
Sur CNews, le racisme s’étale au grand jour depuis l’élection de Bally Bagayoko à Saint-Denis. En témoignent les mots employés à l’antenne par Michel Onfray. Le « philosophe » a prêté au maire LFI de la ville une attitude de « mâle dominant ». Il a aussi appelé à « dire à ce monsieur qu’on n’est pas dans une théocratie », et qu’il « n’est pas devenu le roi divin du village ».
Un peu plus tôt, c’est le psychologue Jean Doridot qui avait osé un comparatif nauséabond entre le comportement de l’élu LFI et les grandes singes. Est-ce que ce maire « essaye de pousser les limites », demande le présentateur. « Sûrement qu’il y a un peu de ça. Maintenant, c’est important de rappeler que l’homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu – nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus – il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité », avait lâché le psychologue.
Face à la polémique, Michel Onfray a assuré sur X que LFI lui intentait « un faux procès » et que ses propos n’avaient « rien à voir avec la couleur de peau de [Bally] Bagayoko » mais se référaient à un « concept d’éthologie », science examinant les comportements animaux dont l’humain. Déjà confronté à de nombreux commentaires racistes sur les réseaux sociaux, le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko a annoncé samedi qu’il porterait plainte et appelle à un « grand rassemblement ».
· Un attentat déjoué à Paris
Trois personnes sont actuellement gardées à vue dans le cadre d’une enquête sur un attentat déjoué contre le siège parisien de la Bank of America. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait samedi soir un « lien » avec la guerre au Moyen-Orient, voyant dans le mode opératoire de cet attentat déjoué « des similitudes » avec des actions menées dans plusieurs pays européens et revendiquées par un mystérieux groupuscule considéré comme proche des Gardiens de la révolution iraniens.
Les faits se sont déroulés tôt samedi matin, vers 3h30, rue La Boétie, dans le centre-ouest de Paris, devant les locaux de la Bank of America. Des policiers y ont interpellé un homme qui venait de déposer un engin explosif artisanal, selon des sources proches du dossier. Cet homme s’apprêtait à allumer le dispositif avec un briquet. Il était accompagné par un deuxième individu qui avait pris la fuite en courant.
Si Laurent Nuñez a affirmé ne pas savoir qui était « le commanditaire », il a fait état de la « suspicion » d’une action menée par « des proxies » – des intermédiaires – des Iraniens.
· Des millions d’Américains dans la rue contre Trump
Affluence record pour une manifestation anti-Trump. A l’appel du mouvement « No Kings », huit millions d’Américains (selon le mouvement) ont participé aux 3 300 cortèges qui se sont formés à travers le pays, le samedi 28 mars. Ce qui fait de l’événement l’une des plus grandes journées de protestation.
Messages anti-guerre, symboles de paix ou caricature du président des Etats-Unis… La manifestation était organisée pour exprimer le rejet de la violation des droits civiques et pour critiquer les politiques migratoires de la Maison Blanche, ainsi que la guerre en Iran. Au sein des cortèges, plusieurs personnalités farouchement opposées à Trump ont été aperçues, à l’instar de Robert De Niro à New York et Bruce Springsteen à Minneapolis.
· 90 personnalités du centre et de la droite appellent à l’unité
Alors que la séquence des municipales vient de s’achever, 90 personnalités politiques du centre et de la droite appellent dans « La Tribune Dimanche » à un « sursaut d’unité » et une « candidature unique » en vue de l’élection présidentielle de 2027. Parmi ces personnalités figurent des ministres, dont Maud Bregeon, ainsi que des parlementaires du « socle commun » – de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons.
Les auteurs de la tribune expliquent craindre un second tour de la présidentielle opposant le Rassemblement national à La France insoumise : « Pour éviter cet aller simple vers le populisme (…) nous, élus du bloc central et de la droite prenons aujourd’hui la parole ». En revanche, les signataires ne se prononcent pas sur le mode de désignation d’un éventuel candidat commun. « Peu importent les modalités, peu comptent les chemins », éludent ces élus, alors que les candidats potentiels ne manquent pas.

