March 26, 2026

Des centaines de mètres de câbles en cuivre volés retrouvés dans son véhicule : interpellé à l’aube par 15 gendarmes, le suspect déjà relâché

l’essentiel
Un homme soupçonné de vol de câbles en cuivre a été interpellé à l’aube lors d’un coup de filet mobilisant une quinzaine de gendarmes à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne). Près de 200 mètres de câbles ont été retrouvés dans son véhicule. Le suspect a été remis en liberté, l’enquête se poursuit.

Huit véhicules roulant en convoi, une quinzaine de gendarmes mobilisée : un coup de filet a été mené à l’aube, mardi 24 mars 2026, à Beaumont-de-Lomagne, dans le sud-ouest du Tarn-et-Garonne.

L’opération, conduite dans et aux abords d’un camp des gens du voyage de la commune, ciblait un homme soupçonné d’un très récent vol de métaux. Dans un véhicule stationné à proximité du campement, les militaires ont découvert près de 200 mètres de câbles aériens en cuivre. Des câbles appartenant à l’opérateur Orange, qui auraient été dérobés sur la commune de Garganvillar.

Les perquisitions menées sur place n’ont pas permis de retrouver d’autres éléments. Les enquêteurs ont toutefois procédé à des prélèvements ADN et d’empreintes sur le suspect.

Il déclare que son véhicule lui a été volé

Lors de son interpellation, l’homme a avancé un alibi pour le moins étonnant. Affirmant laisser en permanence son véhicule ouvert, clés sur le contact, il a demandé à déposer plainte pour le vol de celui-ci. Un véhicule pourtant retrouvé à quelques mètres de son domicile, chargé de câbles dérobés. Une version qui interroge les enquêteurs : pourquoi un voleur aurait-il abandonné un véhicule rempli de cuivre à proximité immédiate du domicile du plaignant ?

Autre élément troublant, les téléphones du suspect et de ses proches auraient été éteints la veille des faits. Malgré ces incohérences, l’homme a été remis en liberté mardi soir. L’enquête reste en cours, notamment dans l’attente des résultats des analyses génétiques.

Une série de vols qui s’étend dans le département

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de recrudescence des vols de cuivre dans le Tarn-et-Garonne. Quelques jours plus tôt, le 18 mars 2026, de nouveaux faits ont été constatés dans les communes rurales de Brassac et Montjoi.

Au total, plus de 300 mètres de câbles téléphoniques aériens ont été sectionnés et dérobés : environ 160 mètres à Brassac et 150 mètres à Montjoi. Des coupures déjà signalées dès le 23 février avaient d’abord été prises pour de simples pannes, avant que les vérifications techniques ne confirment l’hypothèse de vols.

Ces dégradations ont fortement perturbé les communications, privant certains habitants de téléphone fixe et d’accès à internet. Dans ces zones rurales, les conséquences sont immédiates, notamment pour les personnes isolées et les exploitations agricoles. Les équipes d’Orange sont intervenues pour sécuriser les installations et engager les réparations.

Père et fils condamnés

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’intensifie. Le 17 mars, un père de 52 ans et son fils de 26 ans ont été interpellés à Lafitte, avant d’être condamnés pour plusieurs vols commis dans différentes communes du département, pour un préjudice dépassant les 10 000 euros. Ils étaient surveillés depuis plusieurs mois par les gendarmes, notamment grâce à une balise de géolocalisation placée sous leur véhicule.

À ce stade, aucun lien formel n’a été établi entre ces différentes affaires, ni avec l’interpellation de Beaumont-de-Lomagne.

Difficile à enrayer, le phénomène est alimenté par la revente rapide du cuivre chez des ferrailleurs du département. La flambée de son cours, qui avoisine actuellement les 12 000 euros la tonne, en fait une cible de choix pour les malfaiteurs — et un défi persistant pour les forces de l’ordre.

source

TAGS: