L’international chilien quittera le Fenix Toulouse en fin de saison après six saisons sous le maillot toulousain. Erwin Feuchtmann se confie sur sa situation, son amour du jeu, ses passions dont la haute montagne, avant la réception de Limoges, vendredi (20 h 30), choc de la 21e journée de Starligue.
Comment avez-vous vécu la dernière déroute au PSG (défaite 39-21) ?
Il y a bien longtemps que je n’avais pas vu notre équipe aussi mal jouer. Mais vraiment, tout le monde a loupé son match, l’attaque, la défense, les gardiens. Personne n’a été à la hauteur. Bon, on en a parlé et nous sommes passés à autre chose. On sait qu’on n’a pas montré ce jour-là ce que nous sommes vraiment.
Il faudra en effet le “vrai” Toulouse demain pour la réception de Limoges.
Oui, car Limoges, c’est le match clé vu le contexte (Limoges est 4e à 5 points devant Toulouse, NDLR). Il est très important pour nous dans la lutte pour les 4e et 5e places. Je pense qu’il peut être déterminant pour la suite. D’autant que nous avions gagné chez eux à l’aller. C’est une formation qui travaille très bien collectivement, forte sur les montées de balles, qui joue à 6, à 7. Il nous faudra pratiquer notre meilleur handball.
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Vous allez boucler votre sixième saison avec le Fenix avant de le quitter en fin de saison (fin de contrat), le seul club où vous êtes resté plus d’un an ou deux. Qu’est-ce qui vous attache à ce club, à cette ville ?
Tout a bien fonctionné ici pour moi. Dans l’état d’esprit, la mentalité, j’étais en phase avec le club et la ville. J’ai aussi eu la chance d’avoir un coach performant avec Danijel (Andjelkovic, NDLR) qui a ramené l’équipe sur la scène européenne, qui nous a fait vivre de grands matchs, de grandes victoires, obtenir nos meilleurs classements. Et puis j’ai apprécié Toulouse où ma culture hispanique n’est pas totalement dépaysée, comme ce fut le cas lors de mes expériences en Allemagne ou en Autriche (rires). Et puis j’ai aussi rencontré à Toulouse ma compagne (Clémence Vieira, internationale de beach-volley, NDLR). Une personne essentielle pour ma vie personnelle, ma vie sociale.
À 35 ans, vous allez changer d’horizon, mais continuerez-vous à évoluer pour la sélection du Chili ?
Bien sûr, il y a le Mondial en 2027 en Allemagne pour lequel nous sommes qualifiés. Je ne veux pas manquer ça et puis en Allemagne, pays de handball, ça va être un vrai show.
Pas de lassitude qui guette ?
Non, absolument pas ! Depuis tout petit, le handball est une passion. J’adore toujours autant jouer, m’entraîner, regarder du hand à la télé. C’est ma passion, elle est intacte à ce jour.
Il y a aussi une autre passion qui vous tient à cœur : l’alpinisme !
(Sourire) Oui, j’ai effectué quelques ascensions depuis quatre ou cinq ans avec mon frère. L’été dernier, j’ai vécu l’expérience la plus dure de ma vie lors de l’ascension du Potosí (6 088 m en Bolivie, NDLR), je crois que je n’ai jamais été aussi près de la mort ! Mais la montagne, ça me plaît. Après ma carrière, j’envisage l’ascension de l’Aconcagua (6 962 m en Argentine, NDLR), le sommet le plus haut de la cordillère des Andes, toujours avec mon frère. On va préparer ce projet sérieusement.
Qu’est-ce qui vous attire vers les sommets ?
La montagne, c’est magnétique, c’est quelque chose de spécial. Mais j’aime aussi l’océan, l’énergie qu’il déploie. Vous savez, je viens du Chili où nous sommes coincés entre l’océan Pacifique et la cordillère des Andes. Ça doit être pour ça (sourire).
Pas de date de retraite fixée ?
Non, quand je ne serai plus au niveau, je serai assez honnête pour dire stop. Pour l’instant, j’ai encore à donner et, mentalement, je suis encore prêt.

