March 20, 2026

"Tu ne vaux rien" : le patron d’un supermarché harcèle une caissière, elle le fait condamner et obtient 61 000 euros de préjudice

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Licenciée après des mois d’insultes de la part de son patron, une caissière italienne a finalement obtenu gain de cause devant la justice.

Son cauchemar a pris fin après des mois de calvaire. Employée en CDI en tant que caissière dans un supermarché de Rimini, en Italie, une femme de 40 ans, licenciée par son patron, a obtenu gain de cause auprès de la justice, raconte le journal Corriere di Bologna.

Tout commence en 2023, lorsque la quadragénaire est embauchée comme caissière dans un supermarché. Si les premiers mois se passent bien, à partir de l’année 2024, son patron lui fait vivre un véritable enfer, avant de la licencier pour pratiques abusives concernant des coupons de réduction, quelques mois après.

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Des insultes régulières

Selon les éléments de l’enquête, le responsable l’avait prise pour cible pour des raisons que l’enquête n’a pas su déterminer. Ce dernier l’insultait constamment devant des clients et des collègues. “Tu ne vaux rien, tu ne comprends rien, mais tu n’as pas honte d’être totalement incompétente”, lui aurait-il déclaré à de nombreuses reprises. La situation a perduré pendant plusieurs mois, jusqu’à ce que la caissière s’arrête de travailler pour dépression nerveuse.

Le juge Lucio Ardigo, du tribunal de Rimini, a expliqué que, durant son emploi, la femme a subi des abus systématiques de la part de son supérieur, créant un environnement de travail oppressif, stressant et dégradant. De ce fait, sa santé s’est dégradée, notamment par un trouble de l’adaptation avec anxiété et un état dépressif mixte, conséquences du stress lié au travail.

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La caissière a été indemnisée et a récupéré son poste

Pour le juge, le responsable du supermarché s’est bien rendu coupable de harcèlement moral, caractérisé par des comportements répétés visant à marginaliser et isoler la salariée jusqu’à l’exclure du groupe de travail. Le tribunal de Rimini a donc annulé le licenciement et ordonné la réintégration de la caissière, tout en condamnant l’entreprise à lui verser près de 61 000 euros, dont une large part au titre des dommages et intérêts.

La justice a également rappelé que l’employeur est tenu de garantir l’intégrité physique et morale de ses salariés, en prenant toutes les mesures nécessaires pour protéger leur santé et leur sécurité. Une décision qui met un terme à des mois de harcèlement et marque une victoire judiciaire nette pour la salariée.

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