March 20, 2026

Municipales 2026 à Montauban : "Le seul vote utile face à l’extrême droite, c’est nous", clament Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre

l’essentiel
Devant plus de 500 personnes réunies au pavillon Sapiac à Montauban, ce jeudi 19 mars 2026, Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre ont souligné le fait que la fusion de leurs listes était un acte de responsabilité et la seule façon pour les électrices et les électeurs de faire barrage à l’extrême droite dimanche 22 mars.

“Ce n’est pas une fusion, ce n’est pas un rassemblement, c’est l’union des républicains, et ça, ça s’applaudit !” Phil Fasan a donné le ton, ce jeudi 19 mars 2026, au pavillon Sapiac où les équipes réunies de Thierry Deville et de Jean-Philippe Labarre tenaient meeting, 48 heures après avoir officialisé la fusion de leurs listes pour le second tour des élections municipales à Montauban.

Une haie d’honneur amicale était réservée à tous les Montalbanais venus assister au meeting de l’Union républicaine contre les extrêmes.
Une haie d’honneur amicale était réservée à tous les Montalbanais venus assister au meeting de l’Union républicaine contre les extrêmes.
DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

Suivie par plus de 500 personnes, la réunion publique a débuté par un geste symbolique : sur l’estrade, les colistiers de Nouveau Montauban ont enlevé l’écharpe vert pomme qui était leur signe distinctif pendant la campagne, les candidats “Prêts pour demain” du tandem Deville/Pécou retirant de leur côté leurs vestes bleues.

Sur la vidéo tournée dans les allées du marché, avec le rugby en trait d’union comme tout au long de cette soirée, la liste rebaptisée “Nouveau Montauban Prêts pour demain” a montré la cohésion de “l’équipe unifiée gagnante” qu’elle veut être le soir du dimanche 22 mars, si les électrices et les électeurs leur font confiance.

Pour faire se lever la salle une première fois, il fallait compter sur le talent oratoire d’Araksya Vardanian, “réfugiée politique hier, citoyenne engagée aujourd’hui”. En quelques mots, la juriste née il y a 27 ans en Arménie a donné du sens à l’union républicaine contre les extrêmes scellée par Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre : “deux partis différents, deux projets différents, des personnes différentes mais pourtant, nous nous réunissons pour une seule chose : l’intérêt général, l’amour de cette ville et le futur de nos enfants. Dimanche, faisons vivre les valeurs qui nous rassemblent”.

Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre croient en leurs chances dans cette triangulaire.
Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre croient en leurs chances dans cette triangulaire.
DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

“Tout seul, on n’est rien et je suis très fier de faire partie de cette aventure”, a lancé Bernard Pécou, sur le ton de la confidence, évoquant aussi les coups reçus au sein de la majorité municipale. Absente pour raisons familiales, Brigitte Lamouri avait écrit un message lu par Sylvie Amouroux. “Ce combat, nous le menons ensemble car seuls, nous ne pouvions le gagner. Dans les moments de doute, face aux insultes et aux menaces, nous pouvons tout”, assure l’ancienne déléguée aux droits des femmes pour laquelle chacune et chacun a eu “une grosse pensée”.

Jean-Philippe Labarre : "Notre mariage de raison est une action responsable".
Jean-Philippe Labarre : “Notre mariage de raison est une action responsable”.
DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

À 20 h 10, Jean-Philippe Labarre est monté sur scène, d’un pas sportif. “Ce soir, on vit un moment crucial pour notre ville. Ce mariage de raison avec Prêts pour demain est un acte responsable qui met en application notre credo : être capable de travailler avec des femmes et des hommes qui n’ont pas tous les mêmes idées mais qui ont pour unique ambition de servir la ville, sans vouloir faire carrière dans la politique”. Pour le tête de liste “Nouveau Montauban”, fier d’avoir réuni près de 3 000 suffrages au 1er tour, cette fusion “n’est pas une compromission, c’est un pragmatisme politique indispensable. Nous devons rendre la gouvernance de cette ville à nos concitoyens car elle n’appartient qu’à eux.”

Près de 500 personnes dans le pavillon Sapiac Rural Master ce jeudi soir.
Près de 500 personnes dans le pavillon Sapiac Rural Master ce jeudi soir.
DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

Brigitte Barèges comparée à Voldemort

Depuis trop longtemps, la gouvernance de Montauban a été accaparée par une seule personne. Et Thierry Deville n’a pas retenu ses coups contre Brigitte Barèges, affublée du surnom de Voldemort. “Sur la profession, l’ancienne maire inéligible (sic) occupe encore un quart de la place. Elle est devant, elle est derrière, elle est au milieu.” L’avocat s’arrête un instant et scrute la salle. “Elle n’est pas là ?” Effet garanti : des éclats de rire parcourent l’assistance. “Ne rigolez pas, je n’ai jamais reçu autant de lettres recommandées de la directrice de campagne qu’en ce moment.” Thierry Deville, ayant en tête un moment du débat de France 3, débusque facilement Didier Lallemand comme “le représentant de l’union des extrêmes droites réunies”. “Il s’en est défendu à la télé et le soir même, on le voyait s’afficher aux côtés de Marion Maréchal.”

Est-ce qu’on a envie, le lundi 23 mars au matin ou dès la soirée du dimanche 22, de voir s’afficher le nom de Montauban sur la carte des villes revendiquées par le Rassemblement national ? C’est la seule question, il n’y en a pas d’autre (Thierry Deville).

Après avoir exprimé “le respect infini” qu’il a à l’égard de Jean-Lou Levi, regrettant l’absence de son ami, Thierry Deville a fixé l’enjeu du second tour : “Que devons-nous faire de cette ville ? Est-ce qu’on a envie, le lundi 23 mars au matin ou dès la soirée du dimanche 22, de voir s’afficher le nom de Montauban sur la carte des villes revendiquées par le Rassemblement national ? C’est la seule question, il n’y en a pas d’autre. Le projet qu’on porte, Jean-Philippe et moi, avec toutes nos équipes qui n’en forment qu’une désormais, c’est cette responsabilité collective que nous avons. Il ne faut pas que, sur un malentendu, l’extrême droite gagne cette élection. Pour empêcher ça, le vote utile, c’est nous, c’est la seule alternative.”

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