Face aux tensions sur les marchés de l’énergie liées au Moyen-Orient, six stations-service ont été contrôlées en Ariège.
Face aux inquiétudes liées à la hausse des prix de l’énergie, depuis le début de la guerre en Iran, les services de l’État se veulent rassurants. En Ariège, une série de contrôles a été menée la semaine dernière dans plusieurs stations-service du département.
Dans le détail, l’unité départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a inspecté six établissements. Les agents ont vérifié la concordance entre les prix déclarés par les distributeurs sur le site officiel, ceux affichés en station et ceux effectivement payés par les automobilistes. Résultat : “Ces contrôles n’ont révélé aucune anomalie. D’autres contrôles réguliers se tiendront à la demande du préfet de l’Ariège”, assure la préfecture.
20 % du pétrole brut mondial
Ces vérifications interviennent dans un contexte international tendu. Le conflit au Moyen-Orient a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique par lequel transitent environ 20 % du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié. “Cette situation provoque des tensions sur les marchés internationaux de l’énergie dont l’ampleur dépendra directement de la durée du conflit et de la fermeture du détroit”, rappellent les services de l’État.
Si la France reste, pour l’heure, correctement approvisionnée en pétrole, en gaz et en électricité, les répercussions sur les prix sont déjà visibles. Une situation susceptible d’alimenter les craintes des consommateurs, même si les autorités soulignent que l’approvisionnement du pays demeure diversifié et qu’”aucune difficulté logistique n’est à signaler à ce jour”.
Un appel à la modération
Dans ce contexte, le gouvernement a appelé les distributeurs “à la modération et à s’abstenir de toute hausse excessive ou de tout comportement tarifaire opportuniste”. Un suivi étroit de l’évolution des prix et des marges a été mis en place afin de protéger les consommateurs.
La préfecture rappelle par ailleurs que les fraudes et non-conformités peuvent être lourdement sanctionnées. Les amendes administratives peuvent atteindre 15 000 euros pour une personne morale, et jusqu’à 1,5 million d’euros en cas de pratiques commerciales trompeuses graves.

