March 18, 2026

Municipales 2026 à Toulouse. Un front économique anti LFI se met en place : la CPME 31 appelle à voter Jean-Luc Moudenc

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Pour la première fois de son histoire, la CPME 31, premier syndicat en nombre d’entreprises, appelle nommément à voter pour Jean-Luc Moudenc en raison des risques que fait peser la candidature de la France Insoumise à Toulouse. La fédération du bâtiment prend aussi position.

Jamais dans son histoire la CPME 31 n’avait formellement donné de consignes de vote. Mais pour le deuxième tour des élections municipales à Toulouse, le syndicat d’entreprises (1500 adhérents pour 25000 salariés) a fait son choix. “Les entreprises et leurs salariés ne doivent pas être les victimes d’un compromis électoral entre le candidat socialiste et insoumis. C’est pourquoi, à l’unanimité, le conseil d’administration de la CPME 31 appelle ses adhérents, dirigeants et leurs salariés à voter pour la liste de Jean-Luc Moudenc. Nous avons voulu parler clair”, a annoncé Nicolas Durand.

Moudenc et Briançon ont signé la charte, pas Piquemal

Le président de la CPME 31 n’a pu que constater que François Piquemal, candidat de La France insoumise, n’a pas accepté de signer la charte d’engagement en dix points en faveur des entreprises, notamment des TPE et des PME, que le syndicat avait soumise à l’intégralité des candidats. “François Briançon l’avait signée avant le premier tour. Jean-Luc Moudenc aussi. François Piquemal a refusé, dont acte”, déplore l’entrepreneur.

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Le risque d’une hausse des impôts

Cette charte prévoit que la collectivité consulte le syndicat patronal en amont de toute décision qui impacterait la vie des entreprises de la métropole. Dans son article 3, la charte prévoit aussi la stabilité fiscale à travers la contribution foncière des entreprises (CFE). “Ne pas signer la charte signifie que les impôts et taxes vont augmenter alors que nos entreprises évoluent dans une conjoncture très incertaine. Nous craignons aussi que le financement des projets de Tisséo, notamment la gratuité, débouche immanquablement sur une hausse de la fiscalité”, ajoute Nicolas Durand. Autre point d’inquiétude : l’opposition du candidat LFI à la LGV, pourtant vue comme “un accélérateur d’emplois et d’attractivité pour Toulouse” par le syndicat.

Thierry Cotelle, Marc Sztulman… claquent la porte

Le claquage de porte des colistiers de François Briançon qui n’ont pas voulu rejoindre la liste fusionnée avec les Insoumis a aussi jeté un froid. “Voir partir Marc Sztulman, proche des entreprises en tant que président de CyberOcc’, et Thierry Cotelle, entrepreneur dans l’aéronautique, accroît notre inquiétude sur la prise en compte des entreprises dans le projet de François Piquemal.”

Les entreprises du BTP prennent position

Enfin, c’est sur un point central du programme de François Piquemal que tiquent aussi les entrepreneurs. “Nos salariés ont besoin de logements. Encadrer les loyers pourrait être contre-productif et raréfier les appartements mis en location par les propriétaires”, met en garde le président de la CPME 31.

Une position rejointe par la Fédération française du bâtiment et des travaux publics (FFBTP 31), qui a pointé dans un communiqué les dangers de l’encadrement des loyers, mais aussi l’exclusion du secteur privé de la construction du plan logement du candidat Piquemal. Après le Medef et la CPME, c’est donc un poids lourd de l’économie locale qui met en garde les Toulousains pour le vote de dimanche.

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