March 17, 2026

"C’est le moment de relever la tête et de se mobiliser", les syndicats enseignants appellent à la grève du 30 mars au 3 avril

l’essentiel
Carte scolaire, fermetures de classes, non-remplacement des professeurs des écoles, manque d’accompagnants pour l’inclusion, les syndicats du 1er degré de la Haute-Garonne appellent les enseignants à la grève, du 30 mars au 3 avril.

La “crise de l’école publique”. C’est le constat de trop pour les professeurs des écoles de la Haute-Garonne et notamment à Toulouse. Nombre d’entre eux pourraient se mettre en grève, à compter du 30 mars jusqu’au 3 avril, à l’appel de plusieurs syndicats enseignants du 1er degré qui n’ont de cesse de dénoncer des “conditions de travail qui continuent de s’aggraver”. Ils ont choisi une semaine cruciale en matière de carte scolaire : le conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN), qui décide des ouvertures et fermetures de classes pour la rentrée 2026, doit se réunir. Un appel au boycott de l’instance est d’ores et déjà lancé.

Fermetures de classes

Manifestation des enseignants, le 10 mars, devant le rectorat de Toulouse.
Manifestation des enseignants, le 10 mars, devant le rectorat de Toulouse.
DDM – NATHALIE SAINT AFFRE

Carte scolaire, fermetures de classes, non-remplacement des professeurs des écoles, manque d’accompagnants pour l’inclusion, dix-sept postes d’enseignants en moins à la prochaine rentrée sont autant de facteurs qui ont fait déborder le vase. La mobilisation, le 10 mars, des onze écoles de la circonscription HG4 de Toulouse a fait boule de neige auprès de nombreuses autres écoles. En témoigne, l’assemblée générale qui s’est tenue à l’école Falcucci à Toulouse en présence de plus d’une centaine d’enseignants témoins d’un même constat sur le non-remplacement de leurs collègues absents :

17 postes d’enseignants en moins à la rentrée 2026

“On ne compte plus les classes réparties quotidiennement, souvent plusieurs dans une même école, décrivent des professeurs des écoles. Malgré des alertes quotidiennes à notre hiérarchie, la situation perdure à ce jour, sans aucune perspective d’amélioration. Avec une dotation départementale de – 17 postes pour la rentrée 2026, de nombreuses fermetures de classes sont d’ores et déjà annoncées et les moyens de remplacement resteront insuffisants pour couvrir les besoins”. Nul doute que les parents d’élèves sauront prendre le relais de la protestation dans les semaines à venir.

800 journées non remplacées

Conséquences de la pénurie de professeurs remplaçants dans la circonscription HG4 depuis septembre 2025 : 800 journées non remplacées malgré l’embauche de vingt-cinq enseignants contractuels, constate le syndicat Snuipp-FSU 31. “Ces conditions entraînent une incapacité à pouvoir assurer la continuité des apprentissages de manière satisfaisante pour nos élèves, une dégradation du climat scolaire, mais aussi un épuisement et une perte de sens de notre métier”, s’inquiètent les professeurs.

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