March 17, 2026

Placé en Ehpad, ce retraité en chaise roulante doit continuer de payer sa Citroën en leasing : le concessionnaire refuse de mettre fin au contrat

l’essentiel
Un homme de 94 ans, désormais en Ehpad, doit encore payer 700 euros par mois pour une voiture qu’il ne peut plus conduire. Malgré des attestations médicales, le concessionnaire refuse de mettre fin au contrat.

À 94 ans, un habitant de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) se retrouve dans une situation particulièrement délicate. Malgré son incapacité à conduire, il doit continuer à payer le contrat de leasing de sa voiture, relate Ici Provence.

Le nonagénaire avait signé en décembre 2023 un contrat de location longue durée pour une Citroën C4 automatique de 130 chevaux, d’une valeur de plus de 34 000 euros. Comme souvent avec ce type de financement, le véhicule n’a pas été acheté directement mais loué sur plusieurs années, avec des mensualités d’environ 700 euros.

À lire aussi :
“Mon leasing auto est en train de me rendre dingue” : un client de Peugeot Stellantis saisit la justice

Un contrat qui court jusqu’en 2027

Aujourd’hui, la situation a depuis radicalement changé. L’homme, très affaibli, vit désormais en Ehpad et se déplace en fauteuil roulant. Dans ces conditions, impossible pour lui de prendre le volant. Malgré cette incapacité médicale, le contrat de leasing reste en vigueur.

Selon les proches du retraité, les mensualités doivent continuer d’être versées jusqu’en novembre 2027. “Nous avons fourni des attestations médicales émanant de médecins agréés pour prouver que mon grand-père ne peut plus conduire. Nous avons fait remarquer au vendeur que le contrat est très avantageux pour eux, qu’ils connaissaient la santé fragile de mon grand-père et la dégradation de ses capacités mentales, puisque c’était un client fidèle. […] Rien n’y a fait”, raconte son petit-fils auprès de l’antenne locale.

À lire aussi :
Un concessionnaire automobile condamné à 25 000 euros d’amendes pour pratique commerciale trompeuse

Des assurances jugées inutiles

Plusieurs assurances ont également été souscrites au moment de la signature du leasing. Pourtant, selon la famille, aucune ne permet aujourd’hui de suspendre ou d’annuler les paiements. “Pas même une assurance invalidité ou une assurance décès”, précise le petit-fils.

Face à cette situation, les proches du retraité s’interrogent sur les conditions dans lesquelles le contrat a été signé. Ils évoquent la possibilité d’un “abus de faiblesse” et cherchent désormais des solutions juridiques pour tenter d’annuler le contrat ou d’en réduire les conséquences financières. En attendant, la voiture reste inutilisée, tandis que les prélèvements mensuels continuent.

De son côté, la concession dit étudier toutes les solutions possibles pour tenter de trouver un accord dans ce dossier complexe.

source

TAGS: