Le budget pour l’année 2026 a été voté ce vendredi 13 mars par les élus départementaux. Il affiche un équilibre à 392,9 millions d’euros. Entre rigueur imposée et maintien de l’investissement, le Département consacre plus de la moitié de ses dépenses à l’action sociale et à la solidarité.
“Ce budget traduit un équilibre délicat. Il vise à préserver nos missions essentielles, en particularité en matière de solidarité, tout en maintenant un effort d’investissement nécessaire au développement du territoire.” Avant de donner la parole à Lydie Toison, la rapporteure du budget, le président du conseil départemental, Philippe Dupouy, rappelle, ce vendredi 13 mars, lors de la séance du conseil départemental, les conditions de préparation du budget primitif de la collectivité pour 2026.
“Ce budget a été élaboré dans un contexte national et international particulièrement instable. La loi de finances n’a été adoptée que le 2 février dernier, après de longs mois de débats et le recours à l’article 49.3.” L’effort demandé aux collectivités a été allégé mais elles “sont toujours appelées à participer au redressement des finances publiques nationales. Pour les départements, cette situation se traduit par des budgets fortement contraints.” Pour autant, le Gers bénéficiera du Fonds de sauvegarde mis en place par l’État, un dispositif destiné à soutenir les collectivités les plus exposées aux tensions budgétaires.
Un équilibre à 392,9 millions d’euros
Le budget présenté par Lydie Toison “s’inscrit dans la défense du service public”. Il s’équilibre à 392,9 millions d’euros en dépenses et en recettes. Les dépenses de fonctionnement atteignent, pour 2026, 297,8 millions d’euros. “L’action sociale représente 56 % de ces dépenses, illustrant le poids des missions de solidarité dans la politique départementale”, indique la rapporteure.
Si la maîtrise des dépenses de fonctionnement et le maintien d’un niveau minimal d’épargne constituent d’un enjeu central, “l’investissement demeure une priorité”, assure Philippe Dupouy. Les dépenses atteindront plus de 95 millions d’euros, pour “poursuivre les grands projets structurants du territoire, notamment les infrastructures routières.”
L’opposition s’abstient
Dans l’opposition, Isabelle Tintané, présidente du groupe Le Gers autrement, “constate des efforts de maîtrise, une volonté de stabilisation et un souci d’équilibre. Le budget présenté traduit, dans une certaine mesure, une forme de retour à la prudence financière. Ce n’était pas toujours aussi perceptible au cours des années précédentes.”
Pourtant, si elle reconnaît que la “rigueur budgétaire semble s’imposer, nous ne pouvons que regretter qu’il ait fallu attendre d’y être contraint pour l’adopter pleinement.” Adoptant une position “responsable”, trois élus du groupe d’opposition décident de ne pas voter contre le budget primitif mais choisissent de ne pas l’approuver et s’abstiennent ; tous les autres conseillers départementaux votent, eux, pour ce budget primitif.
Quelques chiffres
Le budget s’équilibre à 392,9 millions d’euros, dont 297,84 millions pour les dépenses de fonctionnement et 95 millions pour les dépenses d’investissement.
L’action sociale représente 56 % des dépenses de fonctionnement, pour un budget de 163,4 millions d’euros. Les principales dépenses concernent la protection de l’enfance (46,10 M€), l’accompagnement de la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap (86,40 M€) et la lutte contre la pauvreté et l’insertion (30,50 M€).
Dans ce budget, 5 M€ sont dédiés à la transition écologique, la solidarité pour les territoires et la croissance verte, 55,20 M€ aux infrastructures de transport et nouvelles mobilités, 9 M€ pour les collèges et la jeunesse, 3 M€ à la culture et au tourisme, 4,60 M€ à l’agriculture, l’alimentation et l’eau et 1,27 M€ aux politiques sportives, à la jeunesse et l’engagement citoyen.

