Une Iranienne récupère des affaires dans les décombres d’un immeuble résidentiel détruit à Téhéran, le 12 mars 2026, au treizième jour de l’offensive américano-israélienne. AFP
La première fois que Mohammad Tolouei nous a écrit, c’était le 22 juin 2025, soit dix jours après le début des frappes israéliennes en Iran lors de la guerre dite des « douze jours ». L’écrivain n’était pas dans son pays à ce moment-là – ce qu’il regrettait. Désireux de porter la voix des Iraniens, il nous avait fait parvenir un récit composé de dix voix, à partir de conversations qu’il avait eues avec des habitants de Téhéran. Ensemble, ces témoignages dessinaient un portrait intime et stratifié de la vie quotidienne au cœur d’un conflit survenu soudainement. Dans une langue à la fois poétique et traversée d’une ironie discrète, Tolouei donnait à entendre les échos d’un pays pris dans la tourmente.
Les 8 et 9 janvier, au plus fort des manifestations réprimées dans le sang par le régime de la République islamique, nous l’avons à nouveau contacté. Inquiet pour son pays et pour les siens, il avait décidé de rentrer chez lui. Cette fois, c’est sous la forme d’un journal de bord qu’il raconte cette…
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