Le site de Golfech, seule centrale d’Occitanie, est candidat pour l’accueil d’une paire de réacteurs EPR de nouvelle génération. La décision est attendue fin 2026.
À Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, en bord de Garonne, l’atome est depuis longtemps installé dans le paysage. C’est en 1991 que le premier réacteur de la centrale nucléaire est entré en service. Le second a suivi rapidement après, en 1994. En 2025, la centrale de Golfech a produit 11,4 térawattheures (TWh), soit l’équivalent de la consommation de 2,3 millions de foyers français. Cela représente le tiers de la consommation de la région Occitanie. Des chiffres qui font de la centrale de Golfech une pièce centrale de la production d’électricité en France.
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Aujourd’hui, c’est une nouvelle page que le site se prépare à écrire : celle de l’accueil d’une paire de réacteurs dits EPR 2 de troisième génération. Ce nouveau chapitre entend répondre à l’ambition de l’État qui veut accélérer la production d’électricité décarbonée pour rendre la France souveraine en matière d’énergie. D’ici la fin de l’année, l’Élysée et le gouvernement doivent choisir quatre nouvelles centrales EPR. L’ultime arbitrage sera à la main du président de la République, Emmanuel Macron au plus tard début 2027. Évidemment, plusieurs sites sont en compétition, mais tous ne partent pas avec les mêmes atouts.
Une adhésion “Grand Chelem”
Bastien Toulemonde, le directeur de l’action régionale d’EDF en Occitanie, a récemment rappelé les fondamentaux à réunir pour répondre aux prérequis : “Il faut disposer du foncier nécessaire, environ 100 hectares ; la géologie du terrain et la ressource en eau doivent être garanties et surtout l’acceptation citoyenne du territoire doit être au rendez-vous.” Le feu vert du territoire et de ses élus a été obtenu façon “Grand Chelem” ces derniers mois, puisque 76 collectivités et institutions ont délibéré en faveur de l’accueil de cette nouvelle paire d’EPR 2.
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Le département du Tarn-et-Garonne, bien sûr, ainsi que la communauté de communes des Deux Rives (28 communes), mais aussi Toulouse Métropole, le département du Tarn et celui du Lot-et-Garonne, ainsi que la région Occitanie sous l’impulsion de Carole Delga.
Candidature définitive avant l’été
Cette unanimité, le principal concurrent de Golfech, le site du Blayais en Gironde, ne peut pas s’en prévaloir puisque les élus locaux affichent des avis divergents. Le calendrier se resserre, puisque les sites candidats pour les EPR 2 doivent déposer leur candidature au début de l’été. Afin de présenter la candidature la plus solide, Golfech a réuni une équipe inédite autour de toutes les collectivités et de l’État via les préfets de région Occitanie, de Tarn-et-Garonne et de Lot-et-Garonne.
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À l’initiative de l’ancien ministre Jean-Michel Baylet, président de la communauté de communes des Deux Rives, vient d’être installé un comité stratégique d’appui et d’accompagnement pour la candidature de Golfech. Des groupes de travail vont bétonner le dossier qui, en cas de victoire, donnerait lieu à un chantier de sept ans avec 12 000 emplois au pic, puis 1 500 emplois directs pour l’exploitation, sans compter les emplois induits et la sous-traitance.

