Malgré l’invitation de Donald Trump, le ministre iranien des Sports Ahmad Donyamali annonce que son pays ne participera pas à la Coupe du monde 2026 organisée en Amérique du Nord (États-Unis, le Canada et le Mexique). Au vu du contexte géopolitique, la rupture entre les deux pays semble trop importante.
Invitation refusée. D’après le média allemand FAZ, Ahmad Donyamali, ministre iranien des Sports, affirme que son pays ne participera pas à la prochaine Coupe du monde (11 juin au 19 juillet 2026). Le président de la FIFA Gianni Infantino venait à peine de réaffirmer, après un échange avec Donald Trump, que la présence de l’Iran serait la “bienvenue” sur le sol américain.
ud83dudea8 Gianni Infantino ud83cudde8ud83cudded : « ????? ?’? ??? ??? ?’???? ud83cuddeeud83cuddf7 ?́???? ?? ????????? ???? ????????? ?? ??????? ??? ??.
Nous avons tous besoin d’un événement comme la Coupe du monde de la FIFA pour rassembler les gens,… pic.twitter.com/vdkkP88gkx
— BeFootball (@_BeFootball) March 11, 2026
Pourtant, une semaine plus tôt, Donald Trump avait assuré à Politico qu’il se “moquait complètement” de la participation de l’Iran à la Coupe du monde. Dans ce contexte de guerre ouverte, ce revirement trouve un revers presque logique du côté de Téhéran, alors que le pays subit actuellement une pluie de bombardements.
À lire aussi :
Coupe du monde 2026 : l’Iran envisage un forfait, Trump réagit sèchement, “Je m’en fiche complètement”
La rupture entre les deux pays semble beaucoup trop importante pour que l’Iran accepte d’envoyer une délégation en pays ennemi. “Depuis que ce gouvernement corrompu a assassiné notre dirigeant, nous n’avons pas la moindre intention de participer à la Coupe du monde”, a déclaré le ministre en référence à la mort d’Ali Khamenei par des bombardements menés par Israël et les États-Unis.
Un groupe G incertain
Le choix paraît donc tranché. “Deux guerres nous ont été imposées en huit ou neuf mois et plusieurs milliers de personnes ont été tuées. Par conséquent, nous n’avons aucune possibilité de participer dans ces conditions”, a encore insisté le ministre.
Une déclaration qui fait basculer un dossier déjà explosif dans une autre dimension, à un peu moins de trois mois du coup d’envoi du Mondial coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. La FIFA, elle, n’a pas encore officialisé de réponse à cette annonce. Jusqu’ici, l’instance mondiale se contentait de suivre l’évolution de la situation, alors que l’Iran, qualifié sportivement, devait évoluer dans le groupe G avec la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande, avec des matches programmés aux États-Unis.

