Les Jeux Paralympiques d’hiver 2026 à Milan-Cortina sont marqués par des températures anormalement élevées. Avec 12 degrés sur certains sites de la compétition les conditions de neige compliquent les épreuves et les athlètes doivent s’organiser.
La température ne cesse de grimper ces derniers jours en Italie, où se déroulent les Jeux paralympiques de Milan-Cortina depuis le vendredi 6 mars. Depuis le début de la compétition, le mercure est au-dessus des normales de saison dans les régions où se trouvent les différents sites de la compétition, modifiant énormément les conditions de glisse.
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Les températures rapportées augmentent tous les jours : 12 degrés à Val di Fiemme sur le site du paraski nordique, six degrés à Cortina sur celui du parasnowboard et du paraski alpin. Des températures bien différentes des Jeux Olympiques, qui obligent les athlètes à s’adapter à la chaleur et donc à modifier leurs habitudes ou encore, changer leurs tenues.
“Il fait chaud, je crois que je vais courir sans combinaison demain, je vais juste mettre le dossard, c’est franchement horrible”, rouspétait Benjamin Daviet au micro de France Télévisions, samedi 7 mars à l’issue du sprint de 7,5 km. “Avec nos tenues, on ne pouvait pas respirer. Ça nous comprimait au niveau de la poitrine avec les jambes trempées. On ne pouvait pas exploiter 100 % de notre potentiel”, reconnaissait son compatriote Karl Tabouret, auprès de L’Équipe
Des conditions de neige compliquées pour les athlètes
Les fortes températures compliquent également le déroulement des épreuves, rendant l’effort plus intense pour les sportifs. Elles modifient surtout la qualité de la neige, ce qui oblige les équipes techniques à s’adapter en permanence. “La neige change extrêmement vite du fait de la chaleur. La neige est donc dure le matin, puis elle ramollit vite. Cela change forcément toute la perception que l’athlète ressent dans le boarder”, estime Mathias Menendez-Garcia, ancien athlète de l’équipe de France et consultant snowboard pour France Télévisions.
Pour préserver au maximum la qualité de la neige, les organisateurs ont décidé d’avancer certaines épreuves. Le super-G – remportée par Varvara Voronchikhina devant la Française Aurélie Richard – qui devait avoir lieu à 9h30 avait été avancé d’une demi-heure. “L’évènement aurait pu être encore plus beau avec des conditions hivernales, comme nous pouvons avoir en janvier ou février”, regrettait de son côté Vincent Gauthier, champion paralympique de slalom géant à Sotchi en 2014 et consultant pour France Télévisions.

