Longtemps réduit à un gimmick moqueur devenu viral, Valère Germain a reconnu que l’exposition donnée par Mohamed Henni à certaines de ses prestations ratées avait fini par lui nuire à Marseille. Un aveu fort sur le poids du buzz, dans une ville où la frontière entre passion populaire, réseaux sociaux et pression sportive s’efface vite.
Le slogan “Nul Germain, nul nul nul” était devenu l’un des refrains les plus identifiables de l’écosystème de l’OM. Des années après son passage à l’Olympique de Marseille entre 2017 et 2021, Valère Germain a livré un regard très lucide sur ce qu’il a vécu dans la cité phocéenne dans le podcast Kampo, présenté par Smaïl Bouabdellah et sorti ce jeudi 2 avril. Il revient notamment sur la place prise par Mohamed Henni dans l’image qui lui a collé à la peau.
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“Je pense que ce qu’il a fait, ça m’a desservi. Lui a vu que ça a marché sur moi et sur l’équipe aussi, donc il a continué. L’opinion de beaucoup de supporters a été influencée par ça, donc je pense que ça a joué sur la fin de mon aventure à Marseille”, a expliqué l’ancien attaquant français.
Germain assume aussi que, sur le moment, les insultes de l’influenceur pouvaient animer des discussions dans le vestiaire : “Quand c’est sur toi, ça pique, mais dans le vestiaire on en rigolait. On regardait ses chroniques, ses punchlines, on les reprenait dans le vestiaire, car ça nous faisait rire.”
Une pression populaire qui a influencé la carrière de Germain
Ce qu’il raconte dépasse d’ailleurs son cas personnel. À l’OM, la pression populaire a toujours existé, mais elle a changé de nature avec l’explosion des créateurs de contenu et des figures virales du supportérisme, à l’image de Mohamed Henni, mais aussi de quelqu’un comme Bengous.
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Valère Germain le dit sans hésiter, “Mohamed Henni a influencé ma fin de carrière à l’OM”, tout en clarifiant que la hache de guerre avait bien été enterrée de son côté : “Aujourd’hui, je ne lui en veux pas. Il a été marrant sur certains trucs. Certaines fois, c’était assez lourd. Il a fait sa gloire comme ça, tant mieux pour lui. Si je le croise, je ne vais pas aller me battre avec lui.”

