March 9, 2026

Réouverture de la RN20. "C’est une respiration, on était au bord de l’asphyxie" : pour les élus et l’Andorre, le soulagement du "grand jour"

l’essentiel
Pour les élus locaux et l’Andorre, la réouverture de la RN20 est « un grand jour ». L’économie du secteur a particulièrement souffert des conséquences de l’éboulement de janvier, aggravées par la mise à l’arrêt de la ligne de train.

La réouverture de la RN20 sonne la fin de l’isolement pour l’extrême sud du département et la principauté d’Andorre. « Un grand jour » pour Raul Ferré Bonet, ministre andorran du Territoire et de l’Urbanisme. « Avoir cette route fermée, c’est un grand problème, surtout pour notre économie, mais aussi pour les transporteurs, et nos élèves qui étudient à Toulouse. On est très contents de la collaboration qu’il y a eue entre le gouvernement d’Andorre et celui de la France via notamment la préfecture de l’Ariège, la DIRSO – ce n’était pas des travaux faciles à faire, ils ont travaillé 7 jours sur 7 », félicite le Ministre.

Même tonalité pour Arnaud Diaz, le maire de l’Hospitalet Près l’Andorre : « C’est une excellente nouvelle, une respiration, on était au bord de l’asphyxie », lâche l’élu.

“On en a bavé, on était sur un fil”

« Il y a eu un gros boulot de fait, relate-t-il, je pense notamment aux cordistes qui ont passé un mois là-haut. Et même si on parle de quelques re-fermetures, ce n’est pas tout de suite, l’essentiel c’est que ce soit rouvert. On en a bavé, on était sur un fil. ».

Une fermeture prolongée qui a mis en lumière la fragilité des infrastructures, explique Arnaud Diaz : « On a vraiment eu le sentiment d’être coupé du monde, on s’appuyait sur le train, mais il n’était pas fiable et ça a été de pire en pire. Ça a provoqué colères et stress. Ça nous a aussi fait prendre conscience que cette ligne est très fragile. On a vu des situations ubuesques, c’était la double peine, alors qu’on essayait de faire venir des touristes et minimiser l’impact, mais le train n’a pas répondu présent. Tout ça a montré que notre vallée a souffert ces 30, 40 dernières années, de financements venus de Paris. On n’a pas su, les élus locaux collectivement, se battre et faire en sorte qu’il y ait plus de moyens. ».

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