Le restaurant Le Toec à Toulouse renaît après un incendie dévastateur, début février. Malgré l’odeur persistante de fumée, le nettoyage est bien avancé. Les travaux de rénovation devraient bientôt commencer, avec une réouverture espérée pour juin.
Il y a un peu plus de trois semaines, une partie du restaurant Le Toec, rue des Amidonniers à Toulouse, partait en fumée. En cause : un problème électrique. La grande salle, principalement touchée, était entièrement noircie.
Pourtant, moins d’un mois après l’incident, l’établissement a déjà repris des couleurs. Sur la façade extérieure, rien ne laisse paraître qu’un feu aurait pu le dévaster. À l’intérieur, l’odeur de cramé est encore bien prégnante. Mais une grosse partie du nettoyage est achevée.
“Chaque jour attendu peut aggraver les dégâts. Il fallait être réactif”, détaille Maxime Petitqueux, à la tête des sociétés Liptak et Petitqueux, spécialisées en sauvetage et rénovation après sinistre. Des produits spéciaux ont dû être utilisés, adaptés au contact de la suie et de l’inox.
“Parfois, le choix est fait de tout raser pour repartir à zéro. Mais ici, il fallait plutôt sauver ce qui pouvait l’être. Car c’est une institution. D’ailleurs, le dossier est très suivi par les clients fidèles, c’est impressionnant. Et l’événement avait créé un vrai moment de panique”, relate Charaf Abbach, responsable travaux.
Un Toec 2.0 d’ici juin ?
“C’est préférable d’agir ainsi, plutôt que de tout remplacer”, confirme Jean-Philippe Belmain, propriétaire. Son but : remettre à neuf le lieu, mais sans altérer son âme. “Ça fait 80 ans qu’il existe. C’est devenu un repère pour certains qui n’attendent qu’une chose : sa réouverture.”
Prochaine échéance : le 16 mars, avec la venue des experts. Une étape qui permettra de déterminer le montant des compensations financières, et d’entamer les travaux de réhabilitation plus profonds. “On espère les commencer d’ici fin mars ou début avril, pour rouvrir le 1er juin au maximum”, poursuit le propriétaire, déjà inspiré pour de nouveaux concepts pour son enseigne.
“En ce moment, on n’a rien d’autre à faire que de penser à ça”, sourit-il. Mais il préfère, pour l’heure, garder ses idées secrètes. “L’objectif est de transformer cet épisode en quelque chose de positif, explique-t-il. Certes, ça n’arrive pas qu’aux autres, mais on a la chance d’être tous en pleine santé.” Ses neuf employés ont été placés en chômage technique.

