March 8, 2026

INFOGRAPHIES. Municipales 2026 dans le Gers : sexe, âge, professions… Qui sont les 515 candidats aux élections ?

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Les élections municipales approchent à grands pas. Dans le Gers, 515 listes se présentent dans les 458 communes. Parmi les têtes de liste, les hommes sont beaucoup plus nombreux et la moyenne d’âge est de 60 ans. Beaucoup d’élus se représentent en 2026.

Dans une semaine, les électeurs sont appelés aux urnes pour choisir leurs futurs maires. Dans le Gers, ils sont 6 371 candidats, réunis sur 515 listes, à vouloir s’engager en intégrant le conseil municipal. Mais qui sont les 515 têtes de liste qui souhaitent s’installer dans le fauteuil de maire de l’une des 458 communes gersoises ?

Des candidats en grande majorité masculins

Ce scrutin des 15 et 22 mars est inédit : c’est en effet la première fois que les listes doivent compter le même nombre d’hommes que de femmes, même dans les communes de moins de 1 000 habitants. Pourtant, dans le département, la parité est loin d’être atteinte pour les têtes de liste.

Ainsi, sur les 515 listes en campagne, seulement 114 sont menées par des femmes (et 401 par des hommes), soit 22 % des candidats. Parmi les dix communes les plus peuplées, des femmes sont candidates à Auch (1), Eauze (1), Vic-Fezensac (2), Mirande (1) et Gimont (1).

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Pourtant, après les deux tours, seulement 112 communes au maximum pourraient avoir une femme maire : deux villes comptent en effet deux listes menées par une femme. En 2023, 92 maires étaient des femmes dans le Gers, contre 78 en 2014.

60 ans de moyenne d’âge

De 25 à 85 ans. Une soixantaine d’années séparent le plus jeune et le plus ancien candidat à ce scrutin. Gabin Ducauze, candidat à L’Isle-Jourdain, est le candidat le plus jeune pour ces élections tandis que Philippe Dufour, candidat à sa réélection à Béraut, est dans sa 85e année.

La moyenne d’âge des candidats s’élève, cette année, à 60,5 ans.

Des profils professionnels variés

Agent de la fonction publique, comptable, agriculteur, retraité, cinéaste… Les profils des candidats sont très variés. Parmi les professions les plus représentées, plus d’un quart des candidats (27 %) travaillent dans le secteur de l’agriculture, près d’un quart des têtes de liste (24 %) est retraité et environ 15 % font partie de la catégorie socioprofessionnelle des cadres et professions intellectuelles.

Des maires toujours engagés

Covid, restrictions budgétaires, hausse des agressions d’élus… Le mandat 2020-2026 n’a pas été de tout repos pour les conseillers municipaux et les maires. Pourtant, si le nombre de démissions a augmenté ces dernières années, ils sont nombreux, dans le département, à vouloir garder leurs fonctions de premier édile.

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Ainsi, parmi les 515 têtes de liste, 267 candidats étaient déjà maires d’une commune (élus en 2020 ou au cours du mandat) ; 58 % des premiers édiles gersois souhaitent donc poursuivre leur mission locale.

Parmi les dix villes les plus peuplées, seuls les maires d’Auch (Christian Laprébende) et de Mirande (Patrick Fanton) ne se représentent pas. Ailleurs, les premiers édiles sortants sont de nouveau candidats.

Cap d’Astarac est un cas particulier dans ces élections, puisque la commune, née de la fusion des villages de Cabas-Loumassès, Monbardon, Saint-Blancard et Sarcos le 1er janvier 2025, connaît ses premières élections. Une liste unique est candidate : elle est menée par Francis Roudeau, le maire sortant de Monbardon.

Sur les 515 candidats, 248 n’étaient donc pas maires ces six dernières années. Pourtant, beaucoup d’entre eux étaient déjà élus : 80 têtes de liste étaient des adjoints et 71 étaient des conseillers municipaux. Enfin, 97 n’avaient pas de mandat municipal.

Ces statistiques ont été réalisées avec les listes publiées par la préfecture du Gers, les informations des candidatures publiées sur la Dépêche du Midi, les données des dernières élections ainsi que des sources libres en ligne.

515 listes pour 458 communes

Dès le 15 mars, 454 communes devraient déjà avoir un maire. En effet, un seul tour devrait être suffisant pour ces villes et villages dans lesquels au maximum deux listes ont été déposées en préfecture : la liste ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés recevra au moins la moitié des sièges à pourvoir. Les autres sièges seront répartis à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés, en fonction du nombre de suffrages obtenus.

Pour les communes ayant plus de deux candidats – Valence-sur-Baïse et Montréal-du-Gers en comptent trois, Auch en a quatre et L’Isle-Jourdain cinq –, un second tour sera certainement nécessaire, si aucune liste n’obtient la majorité absolue. Pour ce second tour, seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés pourront se maintenir.

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