Cette photo, diffusée par l’US Navy le 6 mars 2026 par le service des affaires publiques du Commandement central américain, montre un F/A-18E Super Hornet, appartenant à l’escadron de chasseurs d’attaque (VFA) 14, effectuant un appontage sur le pont d’envol du porte-avions USS Abraham Lincoln (CVN 72), de classe Nimitz, dans le cadre de l’« Opération Epic Fury », le 4 mars 2026. – / AFP
Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, se dit « peu préoccupé » par les informations de presse selon lesquelles la Russie fournirait des renseignements à l’Iran sur de potentielles cibles américaines. « Cela ne nous préoccupe pas. On y fera face au besoin », a-t-il déclaré selon des extraits diffusés vendredi d’une interview qu’il a accordée à l’émission « 60 minutes » de CBS programmée dimanche. « Nous surveillons tout », a-t-il ajouté sans confirmer ces informations.
Le quotidien « Washington Post » a rapporté que la Russie fournissait à l’Iran des informations sur des cibles américaines potentielles au Moyen-Orient, y compris la localisation de navires et d’avions, citant trois sources anonymes. Selon le « New York Times » qui confirme ces informations, ce sont notamment des images satellites qui auraient été fournis à Moscou, sans que l’on sache si Téhéran a pu les exploiter et les utiliser. « L’Iran possède des missiles perfectionnés, mais ils sont bien moins performants que ceux de la Russie, et il n’est pas certain que l’Iran puisse se servir de ces renseignements pour cibler un navire », explique le quotidien américain.
Jusqu’à présent, les forces iraniennes n’ont touché aucun navire de guerre américain, mais elles ont mené des frappes contre des bases militaires américaines, tuant six militaires au Koweït et endommageant des installations à Bahreïn. Des drones iraniens ont également frappé un bâtiment abritant une station de la CIA à Riyad, en Arabie saoudite, mais personne n’a été blessé lors de cette attaque, selon les autorités.
Minimisation de la Maison Blanche
Le « New York Times », rappelle que dans le cadre d’un partenariat de défense, l’Iran a été un fournisseur crucial de drones d’attaque pour la Russie dans le cadre du conflit en Ukraine. En contrepartie, Moscou a fourni des technologies et des renseignements à l’Iran. Tout au long de la présidence Biden, la Maison Blanche a régulièrement déclassifié des informations concernant les livraisons de drones iraniens à la Russie, tentant, sans succès, de faire pression sur Téhéran pour qu’il cesse de soutenir son partenaire.
Plus tôt vendredi, la Maison Blanche avait aussi minimisé ces informations. « Cela ne change clairement rien aux opérations militaires en Iran, car nous sommes en train de les décimer complètement », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
« Nous atteignons les objectifs militaires de cette opération et cela va continuer », a-t-elle ajouté en réponse à une question de la presse.
Le chef du Pentagone avait déclaré plus tôt cette semaine que la Russie n’était « pas un facteur » dans la guerre contre l’Iran.

