La liste Les Alters, candidate aux municipales à Auch, souhaite replacer l’agriculture et l’alimentation au cœur du débat local, avec des propositions autour du foncier agricole, d’une ceinture verte et du soutien aux producteurs.
Après avoir alerté sur la gestion de l’eau, la liste Les Alters, candidate aux élections municipales à Auch, veut placer l’agriculture et l’alimentation au cœur du débat municipal. Pour le collectif, ces deux enjeux sont indissociables et structurants pour l’avenir de la ville. En 30 ans, la communauté d’agglomération Grand Auch Cœur de Gascogne a perdu 49 % de ses fermes, selon une cartographie de Terre de liens en partenariat avec Territoires fertiles.

“Sous l’effet, notamment de la pression foncière, des départs en retraite non remplacés et de l’artificialisation des sols, le territoire auscitain perd progressivement des terres agricoles exploitées”, regrettent Les Alters, dans un communiqué. “Il n’est plus acceptable que ces terres tombent en friche ou soient transformées en résidences secondaires ou bétonnées. La commune doit reprendre la main sur la question agricole.”
Pour Céline Valancourt, tête de liste en binôme avec Césaire Coste, “l’eau et l’alimentation sont deux sujets stratégiques et essentiels pour Auch. La commune doit assumer pleinement sa vocation agricole et organiser son avenir en cohérence avec son territoire”. Le collectif veut, avec ses différentes propositions, faire de l’agriculture et de l’alimentation un axe central des municipales et “défendre une ville qui protège ses terres”.
Les propositions
Dans le cadre de sa campagne “A g’Auch toute”, le collectif propose la “création d’une “ceinture verte” autour d’Auch, dédiée à l’installation de paysans en agriculture biologique. Ce projet débuterait par une ferme communale et une pépinière de projets agricoles dans la zone de Naréoux, sous réserve d’une étude des engagements contractuels existants”.
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La municipalité se positionnerait en parallèle comme facilitatrice entre agriculteurs en fin d’activité et jeunes porteurs de projets, en sécurisant des débouchés commerciaux, notamment sur les marchés de plein vent et dans la restauration collective. “L’objectif est de structurer une ceinture verte productive capable d’alimenter prioritairement la ville, avec une ambition de 100 % bio dans les restaurants scolaires”, annonce le collectif dans un communiqué.
Le festival “Auch le Goût” pourra être élargi pour “devenir un véritable temps de réflexion publique, associant paysans, chercheurs et spécialistes de l’alimentation, afin de replacer durablement tous ces enjeux au cœur du débat local.” Un soutien aux jardins partagés existants et un accompagnement à l’installation de nouveaux espaces semblables est également envisagé, pour en faire des lieux de rencontre et de sensibilisation aux questions agricoles et alimentaires.

