Les quatre principaux candidats des municipales à Toulouse ont débattu ce vendredi 6 mars au siège de “La Dépêche du Midi”, en partenariat avec Sud Radio, à quelques jours d’un premier tour, dans une semaine, qui s’annonce serré.
Coller à son identité et faire de ce qui peut être un défaut une qualité. À l’issue de notre grand débat sur les municipales des 15 et 22 mars, ce vendredi 6 mars au siège de “La Dépêche du Midi”, et en partenariat avec Sud Radio, chacun des quatre candidats invités a dit, dans une minute face caméra, pourquoi voter pour lui. “Chers Toulousains, vous me connaissez”, a déclaré, pour commencer, Jean-Luc Moudenc, qui, à 65 ans, brigue un troisième mandat d’affilée au Capitole. Et que dire de plus que cette proximité avec les Toulousains pour celui qui veut incarner “la stabilité” et “protéger l’avenir de Toulouse” pour reprendre le nom de sa liste ?

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Voici donc, dès ces quelques mots, la proposition politique de Jean-Luc Moudenc. Et ses trois concurrents ont aussi dévoilé le sens de leur candidature lors de ce grand débat dont le but est de résumer, simplement, pour nos lecteurs, grâce à quatre grands thèmes – les mobilités, le cadre de vie, la sécurité et les alliances politiques – l’enjeu d’un premier tour qui s’annonce serré.
“La nouvelle gauche”
Si Jean-Luc Moudenc a facilement parlé avec l’autorité du maire sortant, François Briançon, pour la gauche hors LFI, s’est, lui, posé comme le candidat de l’alternance. “Si je ne gagne pas cette élection, c’est Jean-Luc Moudenc qui la gagnera. Si je ne porte pas l’écologie et la gauche au Capitole, c’est la droite qui restera aux responsabilités”. Unir la gauche ? Il l’a fait, assure-t-il, avec une liste qui rassemble onze formations politiques. Pour celui qui ne veut toujours pas trancher de façon définitive sur l’alliance de second tour avec LFI, l’enjeu est à présent d’arriver “largement en tête” au premier tour. Devant François Piquemal mais aussi Jean-Luc Moudenc.
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Habitué aux plateaux télé, le député François Piquemal est celui qui est apparu le plus offensif, cinglant Jean-Luc Moudenc, “l’homme du passif et du passé”, dès qu’il le peut. Mais avec l’objectif de se distinguer aussi de François Briançon qu’il tacle tout en lui demandant de s’allier. Ici aussi, François Piquemal joue la carte du renouveau : “Nous sommes la nouvelle gauche”, celle “du Nouveau Front populaire”, a lancé le député qui n’a pas offert à François Briançon la clarification attendue sur les propos controversés de Jean-Luc Mélenchon.
Julien Leonardelli, le candidat du RN, qui ne pourra pas voter pour lui étant inscrit à Fronton, promet des policiers armés et en service 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Une proposition qui est déjà réalité depuis 2014. Plus généraliste, il est à l’image d’un RN qui peine encore à prendre pied dans la Ville rose.

