Pierre Rolland a fait vibrer la France entière avec sa victoire sur le Tour de France 2011 au sommet de l’Alpe d’Huez. Pourtant, il avoue ce mardi 21 avril qu’il avait peur au sein du peloton et même “à l’entraînement”, où il dépeint un rapport compliqué avec “les automobilistes”.
Tout le monde a ses contradictions et Pierre Rolland n’échappe pas à ce constat. Invité sur la chaîne l’Équipe, l’ancien cycliste professionnel, vainqueur à l’Alpe d’Huez sur le Tour de France en 2011, a révélé ce mardi 21 avril qu’il avait peur sur la route. Une réalité qui a de quoi étonner quand on sait que les cyclistes professionnels, à l’époque déjà, avalent des milliers de kilomètres et laissent rarement le vélo au garage plus d’un jour consécutif.
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“Le peloton me faisait peur. J’arrivais plus à être à l’avant dans les moments importants. J’entamais les bosses à l’arrière. Ça me pénalisait énormément dans mes résultats”, raconte-t-il, expliquant même que c’est dans cette peur que réside son choix d’arrêter sa carrière à 36 ans.
Le cas Gino Mäder, un traumatisme pour tous les coureurs
“J’avais également peur à l’entraînement”, poursuit-il avant de détailler : “Des véhicules, du rapport entre les automobilistes et les cyclistes, c’est vraiment une cohabitation qui est très très compliquée.” Malgré cette peur permanente, la principale raison se trouve donc en course et non en l’entraînement.
Pierre Rolland évoque “Gino Mäder”, cycliste “décédé tragiquement sur le Tour de Suisse” 2023 après une chute en descente. Il avoue y penser, “encore plus” depuis qu’il a des enfants. Sa principale volonté derrière cette décision de prendre sa retraite, “ne pas se faire mal, ne pas finir en fauteuil”. La problématique des risques encourus par les cyclistes est régulièrement soulevée, notamment en raison de l’amélioration du matériel et de l’accélération du peloton. Avec cette prise de parole, Rolland révèle que c’est un sujet y compris pour les plus grands.

