Mêler employeurs et futurs employés dans l’anonymat lors d’ateliers variés est une technique de recrutement originale et qui fonctionne.
Du stade vers l’emploi 2026 a réuni France Travail 82 et le club de basket Les Bleuets, cette année, pour une session plus courte et avec moins de participants qu’en 2025.
Ce jour-là de 8 h 30 à 13 heures, au gymnase du collège de la commune, 50 demandeurs d’emploi et 9 employeurs ont participé anonymement à des ateliers proposés par les bénévoles du club de basket : handi-basket (avec les Lions de Saint-Jory), mimes, jeu de memory, etc.
À partir de 11 heures, l’anonymat a été levé, et les employeurs ont rejoint leur table et reçu individuellement les personnes avec lesquelles ils venaient de partager des jeux et de nouer des liens. Les profils recherchés par ces employeurs, comme McDonald’s ou un Ehpad, étaient, pour la plupart, pour des postes peu ou pas qualifiés.
Béatrice Pelletier, responsable d’équipe à France Travail Sud Montauban et organisatrice, était présente. Elle explique : “La session a été préparée en amont avec les demandeurs d’emploi, des personnes très éloignées du monde du travail, au cours d’ateliers. Ils savaient tous à quoi s’en tenir. Tous les employeurs présents sont venus avec des offres à pourvoir.”
50 % de réussite
“Les demandeurs d’emploi ont tous déposé des CV. Pour certains, des pistes d’emploi sérieuses se sont dessinées au cours de la matinée. Ces pistes peuvent être validées par des dispositifs originaux, comme une immersion en entreprise de soixante-dix heures ou une formation avant de pouvoir intégrer le poste. L’immersion est une méthode qui fonctionne car elle sert à dynamiser des personnes qui, souvent, n’ont pas travaillé depuis longtemps ou sont en échec professionnel. Ainsi, en 2025, après ce type de journée, les résultats à trois mois, puis six mois, ont montré que 50 % des participants avaient repris et gardé un emploi.”
La réussite tient aussi au format original de ce dispositif où les personnes présentes partagent petit déjeuner, buffet, jeux et moments sportifs, s’appelant par leurs prénoms et souvent en se tutoyant. Les employeurs découvrent alors des personnalités, des qualités, qui n’auraient pas été détectées avec seulement le dépôt d’un CV ou une courte rencontre stressante dans un bureau. Le contact humain fait souvent la différence.

