A quelques encablures de l’emblématique monument du Capitolio, éclatant sous les rayons du soleil, non loin de la vieille ville de La Havane, un attroupement s’est formé devant le musée Quisicuaba. A l’intérieur, une centaine de personnes patientent pour la distribution alimentaire, visages couverts par des masques chirurgicaux, un récipient en plastique doté d’un numéro à la main. Le procédé est censé faciliter l’octroi des rations – une soupe de poulet ce jour-là –, car le flux demeure incessant du matin au soir. « Près de 11 000 bénéficiaires se pressent ici tous les jours, souffle Lien Garcia, la coordinatrice des lieux. Nos cuisiniers commencent à travailler à 4 heures du matin. Nous nous arrêtons quand il n’y a plus rien. »
Personnes âgées à la retraite trop faible, démunis, toxicomanes… Les couches les plus vulnérables de la population profitent de ce repas quotidien, souvent le seul de la journée. « Avant le Covid-19, il y avait 400 personnes ici. Mais le contexte ne va pas en s’améliorant, ils vont être de plus en p…
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