Emmanuel Macron à Paris, le 3 mars 2026. MUSTAFA YALCIN / ANADOLU VIA AFP
Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 4 mars s’être entretenu avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et l’avoir appelé « à préserver l’intégrité territoriale du Liban et à s’abstenir d’une offensive terrestre ».
Outre cet appel, le premier entre les deux dirigeants depuis l’été dernier, Emmanuel Macron s’est entretenu également avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. « J’ai réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà », a-t-il relaté sur X.
« Face à l’urgence humanitaire dans le sud du Liban » depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, « la France prendra des initiatives immédiates pour soutenir les populations libanaises déplacées », a-t-il ajouté. Il a assuré que la France poursuivrait également « son soutien aux efforts des Forces armées libanaises, afin qu’elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettent un terme à la menace posée par le Hezbollah ».
La discussion entre Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou est la première depuis le début de l’été 2025. Leurs relations ont connu une brouille au mois d’août lorsque la France a annoncé son intention de reconnaître l’Etat de Palestine.
Des « dispositions pour la sécurité » de la France
La veille, le président s’était adressé aux Français lors d’une allocution télévisée. Paris a répété que les opérations israélo-américaines étaient menées « en dehors du droit international » et ne pouvaient donc être approuvées.
« Face à cette guerre en train de s’étendre et dont nul ne sait dire aujourd’hui le terme, la France doit prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région », a alors déclaré Emmanuel Macron, en annonçant l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale.
Le chef de l’Etat a aussi annoncé l’envoi d’avions de combat Rafale, de systèmes de défense anti-aérienne et d’un avion-radar. Ainsi que l’envoi de la frégate multimissions Languedoc et de moyens anti-aériens à Chypre, pays membre de l’UE où une base britannique a été visée par des drones tirés du Liban, « très probablement » par le Hezbollah, allié historique de l’Iran, selon une source gouvernementale chypriote.

