De nouvelles menaces ont visé un second élève de l’Enap, durant le week-end. À l’image des événements du vendredi 27 et du samedi 28 février, elles ont été découvertes sur la porte de la chambre de l’apprenant le dimanche 1er mars.
L’enquête diligentée par les services de police judiciaire du commissariat d’Agen, sous la houlette du parquet d’Agen, s’élargit. De nouveaux tags malveillants, visant un second élève de l’École nationale d’administration pénitentiaire (Enap) d’Agen, appartenant à la même promotion, ont été constatés dimanche 1er mars dans l’établissement.
D’après nos informations, des menaces de mort ciblaient, par écrit sur la porte de sa chambre, cet apprenant et les membres de sa famille, sans toutefois comporter des expressions à caractère antisémite ou en lien avec une appartenance ethnique ou religieuse. Le procédé n’est, néanmoins, pas sans rappeler celui dont a usé, la veille et l’avant-veille, l’auteur (ou les auteurs) d’inscriptions antisémites et menaces de mort visant à intimider un élève surveillant de la 224e promotion.
Définir si les faits ont été commis par le ou les mêmes auteurs
Les enquêteurs ne peuvent, pour le moment, établir si un seul et même individu est à l’origine de ces deux évènements, ou bien s’ils ont été commis par des personnes distinctes. Un lien d’amitié unirait, en tout cas, les deux victimes qui ont toutes deux fait le choix de s’installer dans un autre bâtiment du campus. Les agents de police technique et scientifique ont donc investi, pour la troisième fois dimanche 1er mars, la structure d’hébergement afin de procéder aux premières constatations.
Les enquêteurs soupçonnent, au regard des circonstances dans lesquelles les faits ont été commis – dans l’enceinte de l’établissement où l’accès aux logements des apprenants est particulièrement sécurisé – que l’auteur soit un étudiant du campus ou une personne qui y exerce ses fonctions.
Pour rappel, des propos tels que “Fuck sale juif’, “Tu es mort” ou encore “I love Hitler”, surmontés d’un dessin de croix gammée, de l’étoile de David ou d’un smiley, ont été lus sur la porte du premier apprenant ciblé, à deux reprises entre le 27 et le 28 février. Ce dernier a porté plainte, tout comme la direction de l’Enap dans un élan, selon elle, de soutien envers la victime.

