Le président ukrainien s’est dit “préoccupé” ce lundi 2 mars d’un manque à venir de munitions pour ses systèmes de défense aérienne en cas de prolongation de la guerre au Moyen-Orient
La guerre au Moyen-Orient pourrait-elle avoir des répercussions sur le conflit ukrainien ? Ce lundi 2 mars, Volodymyr Zelensky a déclaré s’inquiéter d’un possible manque de munitions pour les systèmes de défense antiaérienne, cruciaux pour contrer les frappes russes, en cas de prolongation de la guerre avec l’Iran.
“Cette question nous préoccupe et c’est pourquoi nous sommes en contact avec nos partenaires”, a déclaré le président ukrainien, tout en assurant n’avoir pas encore reçu de “signaux” en ce sens de la part des Européens ou Américains. “Mais nous comprenons nous-mêmes qu’une guerre prolongée – si elle est prolongée – et l’intensité des hostilités vont affecter la quantité de défense aérienne pour nous”, a-t-il ajouté.
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Des pourparlers à Abou Dabi peut-être annulés
Les affrontements, déclenchés par des frappes massives sur l’Iran menées par les États-Unis et Israël depuis ce week-end, mettent en doute la possibilité d’organiser un nouveau cycle de négociations aux Émirats arabes unis. “À cause des combats en cours, nous ne pouvons pas confirmer aujourd’hui que la rencontre aura lieu à Abou Dhabi, mais personne ne l’a annulée. La rencontre devrait avoir lieu”, a affirmé Volodymyr Zelensky en réponse à des questions de journalistes, dont l’AFP.
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Selon le président ukrainien, la Turquie et la Suisse pourraient représenter des alternatives pour accueillir ces pourparlers, en cas de “difficultés avec Abou Dhabi à cause des missiles et des drones”. De son côté, la Russie a affirmé que “la poursuite de ces négociations” reste “dans (l’) intérêt” de la Russie. “Nous restons entièrement ouverts à ces négociations, nous continuons absolument d’apprécier les efforts de médiation déployés par les États-Unis”, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

