À l’occasion de la venue du 24MX Tour, le club de motocross de Castelnau a réussi un joli coup en obtenant l’engagement des trois champions du monde, samedi 28 février et dimanche 1ᵉʳ mars. Tout sauf un hasard.
“Il va y avoir du monde”, sourit malicieusement Alain Bosseboeuf. Celui qui a présidé pendant 37 ans le club de motocross de Castelnau-de-Lévis, avant de céder son fauteuil à sa fille Ester il y a deux ans, avait vu juste. Grâce à son expérience, il savait que ce week-end, à l’occasion de la 1re étape du championnat de France Elite de motocross (24MX Tour), la foule serait au rendez-vous.

Car si le public tarnais a l’habitude de voir cette épreuve se tenir sur la piste du Puech-Rampant, il a en revanche moins l’opportunité d’observer de tels pilotes. Les organisateurs ont réussi à attirer des noms plutôt ronflants, au milieu d’un nombre bien plus important qu’à l’accoutumée de pilotes étrangers, venus d’Europe et d’Océanie.
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Pas moins de trois champions du monde, tous Français, se sont élancés sur la terre castellévisienne ce samedi 28 février et dimanche 1er mars : le junior Rafael Mennillo (champion en 85cc en 2025), Mano Faure en MX2 (champion juniors en 125cc en 2025), et surtout Tom Vialle chez les MX1 (titre international l’an passé en MX2). Ce dernier a suscité de l’intérêt chez bon nombre de spectateurs ce dimanche, car il est la star actuelle de la discipline en France. Un petit groupe de curieux ou de fans a constamment traîné devant son paddock, cherchant l’objet de leurs désirs : une photo et une dédicace.
Idéal pour préparer la saison
La venue de ces athlètes au pied du château n’a en revanche rien d’un hasard. La réputation du circuit y fait évidemment, l’entremise d’Alain Bosseboeuf également. Lui qui continue à mettre au service des organisateurs son réseau, très développé, dans le milieu du motocross.

Mais la date de cet événement a aussi été un facteur qui a convaincu ces champions de faire un crochet par le Tarn. “Globalement, nos saisons commencent dans peu de temps. Par exemple, je débute mon championnat du monde la semaine prochaine (en Argentine, ndlr). C’est très utile pour s’entraîner et tester notre machine, histoire d’effectuer des réglages”, indique Tom Vialle.
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La gagne n’est ici pas le principal objectif de ces pilotes, qui ont souvent besoin de “deux ou trois courses afin de bien régler la moto et se mettre nous aussi dans le bain”, note Mano Faure. Le Gersois, engagé en championnat d’Europe 250cc cette année, qui débute dans 15 jours en Espagne, apprécie d’autant plus sa présence au Puech-Rampant du fait des nombreux changements qu’il a connus entre 2025 et 2026. “Je change de catégorie (de 125cc à 250cc, ndlr) et d’équipe, puisque j’intègre le team Yamaha VHR officiel. Alors je peux ainsi découvrir un peu plus l’équipe, on se familiarise les uns aux autres afin que tout soit plus fluide durant la saison”, insiste celui qui s’est classé 5e en MX2 ce dimanche.

Le circuit tarnais s’avère être en sus un terrain de jeu idéal afin de préparer les échéances à venir. “C’est un long tracé, très varié. On peut tester plusieurs choses ici”, relève Vialle. La présence de tels pilotes et d’autant de nationalités aura également donné un avant-goût de l’événement qui se profile au Puech-Rampant, les 18 et 19 avril prochains : l’ouverture du championnat du monde de sidecar-cross.

