February 27, 2026

NBA : Victor Wembanyama, un premier titre de meilleur joueur comme "objectif", le MVP est-il atteignable pour le Français ?

l’essentiel
À 22 ans, le Français Victor Wembanyama est déjà identifié comme l’un des meilleurs joueurs de NBA. Celui qui porte les San Antonio Spurs, encore vainqueurs ce jeudi 26 février, très bien classés et dans une forme étincelante, rêve d’un premier titre de MVP, mais sait que le chemin jusque-là est encore long.

Le joueur français des San Antonio Spurs Victor Wembanyama a prévenu ce jeudi 26 février qu’il allait devoir mettre “les gaz” pour espérer être sacré meilleur joueur (MVP) de NBA en fin de saison, un objectif pour lui. “Je sais que je suis dans les conversations” au sujet du MVP, a déclaré l’intérieur après la large victoire (126-110) de la franchise texane sur le parquet des Brooklyn Nets, la 11e consécutive.

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“Bien sûr, c’est un de mes objectifs”, a souligné le joueur de 22 ans en conférence de presse. “Le premier argument pour ça (le titre de MVP), c’est le succès de l’équipe”, selon Wembanyama alors que les Spurs affichent le troisième meilleur bilan de la ligue nord-américaine (43 victoires pour 16 défaites). “Mais je suis aussi conscient du fait que je vais devoir mettre un peu les gaz durant la dernière partie de la saison pour gagner ce trophée”, a-t-il commenté. À une vingtaine de matches de la ligne d’arrivée, le MVP en titre, Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City), reste favori pour conserver son trône.

Problème de sa candidature : il a déjà manqué 11 matches et reste sous la menace de ne pas atteindre le nombre minimum réglementaire de 65 rencontres (sur 82) pour être éligible aux récompenses de fin de saison. Quant à Nikola Jokic (Denver Nuggets), deuxième dans la hiérarchie des bookmakers, il en a lui raté 16 et ne peut plus se passer que d’un match pour rester dans les clous. Alors qu’il aura probablement besoin de se préserver à l’approche des Playoffs, cette marge semble beaucoup trop fine.

Une récompense dépendante de la santé des joueurs

Derrière, le meneur des Detroit Pistons Cade Cunningham, l’arrière des Boston Celtics Jaylen Brown et Victor Wembanyama sont encore considérés comme ayant une chance. “Pour être honnête, c’est quelque chose que j’ai en tête, souvent”, admet le Français au sujet de ce fameux seuil. L’objectif est même pour lui “très important, parce que l’année dernière, je n’ai pas joué les 65 matches”, dit-il. Arrêté juste après le All-Star Game du fait d’une thrombose à l’épaule droite, le natif du Chesnay avait vu son compteur bloqué à 46 rencontres.

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“Ce serait potentiellement manquer des choses dans ma carrière […] si je ne jouais pas ces 65 matches”, a-t-il insisté. Le médaillé d’argent olympique reste sur deux sorties en demi-teinte, à Toronto mercredi et Brooklyn jeudi (12 points à chaque fois). “Je me sens bien physiquement”, a néanmoins assuré l’intéressé, qui s’est montré actif tout au long de ses 26 minutes sur le parquet de Brooklyn. Pour convaincre les votants de lui décerner la récompense individuelle suprême, il va devoir faire grimper ses statistiques.

Avec 23,7 points, un peu plus de 11 rebonds et près de 3 passes décisives auxquels il faut encore ajouter, une interception et 2,8 contres en moyenne par match, le niveau du Français à 22 ans seulement est impressionnant. Il lui manque néanmoins un accomplissement personnel ou collectif pour consolider son statut de prétendant au titre de MVP. S’il n’y parvenait pas cette saison, dépassé par des joueurs plus installés (SGA ou Jokic), nul doute qu’il se retrouvera de nouveau en position de le décrocher dans les saisons à venir. Il pourra également se consoler en découvrant les Playoffs où il tentera de soulever son premier titre NBA, le graal pour tout joueur de la grande ligue.

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