February 26, 2026

Municipales 2026 : au second tour, la question d’un accord avec LFI divise à gauche

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À l’approche des municipales, la question d’un accord entre formations de gauche au second tour divise profondément. Selon un sondage Elabe, une majorité de Français rejette toute alliance avec LFI, tandis que les sympathisants socialistes plébiscitent la ligne de François Hollande appelant à la rupture. Mais une majorité d’électeurs du NFP (52 %) souhaite un accord intégrant LFI.

La question d’un accord entre formations de gauche aux élections municipales divise. Selon le dernier sondage Elabe paru hier, 21 % des Français privilégieraient, en cas de qualification de plusieurs listes de gauche au second tour, un accord excluant LFI, contre 15 % favorables à une alliance l’incluant. À l’inverse, 36 % rejetteraient tout accord, tandis que 28 % ne se prononcent pas.

Au sein du NFP, une majorité relative (52 %) souhaite un accord intégrant LFI

Au sein du NFP, une majorité relative (52 %) souhaite un accord intégrant LFI, contre 33 % un accord sans ce mouvement et 7 % aucun accord. Mais l’unité affichée reste fragile. Parmi les sympathisants socialistes, 72 % privilégient un accord excluant LFI, confirmant une fracture stratégique persistante. La prise de position de François Hollande accentue cette tension.

Second tour des Municipales : la question d’un accord avec LFI divise à gauche
Second tour des Municipales : la question d’un accord avec LFI divise à gauche
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L’ancien président a appelé le PS à rompre avec LFI, estimant qu’aucune alliance ne devait être envisagée. Ses propos sont approuvés par 70 % des Français, dont 40 % « tout à fait d’accord ». Seuls 29 % s’y opposent. Les électeurs du NFP apparaissent partagés (49 % d’accord, 50 % pas d’accord), tandis que l’adhésion est massive chez les sympathisants PS (88 %). Les électorats d’Ensemble (90 %) et du RN (78 %) soutiennent également cette ligne.

La question du barrage au second tour à LFI et au RN.
La question du barrage au second tour à LFI et au RN.
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Plus largement, la logique du « barrage » illustre l’isolement de LFI. Au second tour d’une élection, 63 % des Français déclarent qu’ils voteraient pour son adversaire « quel qu’il soit » afin de l’empêcher d’accéder au pouvoir, contre 45 % pour le RN. Ce réflexe est particulièrement marqué chez les électeurs d’Ensemble (78 %) et du RN (85 %). À l’inverse, 86 % des électeurs du NFP se disent prêts à faire barrage au RN.

Le sondage montre par ailleurs que l’image de LFI apparaît fortement dégradée. 74 % des Français estiment que le mouvement attise les tensions, 69 % qu’il entretient des liens trop étroits avec des groupes recourant à la violence et 66 % qu’il représente une menace pour la démocratie. Huit Français sur dix jugent qu’il n’est pas capable de rassembler. Même parmi les sympathisants PS, 62 % considèrent LFI comme une menace pour la démocratie. Seule nuance : le mouvement bénéficie d’une perception moins négative chez les 18-34 ans.

Enfin, les événements autour de la mort de Quentin à Lyon ont pesé sur l’image du mouvement : 44 % des Français estiment que ces faits ont dégradé leur perception de LFI, contre 52 % pour qui ils n’ont rien changé. Un quart des électeurs du NFP et 40 % des sympathisants PS déclarent également une image détériorée.

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