February 26, 2026

Il admirait Hitler sur un compte anonyme : un assistant parlementaire d’une députée RN licencié pour des tweets racistes, homophobes et antisémites

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L’assistant parlementaire a été licencié mardi 24 février par son employée, la députée du Rassemblement national Lisette Pollet, pour avoir posté sur les réseaux sociaux des “publications contraires aux valeurs” de l’élue.

C’est sous couvert d’un pseudonyme que Vincent Claudin postait pendant plusieurs années des publications “impardonnables”. D’après les révélations de Mediapart, l’assistant parlementaire aurait écrit des “tweets pro-Hitler et antisémites” à de nombreuses reprises.

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Dans les tweets révélés par nos confrères, Vincent Claudin “affiche son admiration pour le IIIe Reich, son espoir de l’avènement d’un régime fasciste et eugéniste en France, et déverse sa haine des Juifs, des personnes racisées et des homosexuels”. Il aurait par exemple appelé à “brûler Elisabeth Bornstein et dégager la Constitution” en juin 2022, faisant allusion à l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, dont le père était juif résistant rescapé des camps de concentration.

En août 2022, il ironise au sujet de la rafle du Vél’d’Hiv sous le régime de Vichy. “Je retiens que c’est acceptable à condition de faire ça dans des conditions dignes. Heureusement que la SNCF climatise désormais ses voitures”, a-t-il écrit. Il emploie le terme “marron” pour parler des personnes noires, ainsi que “bougnoules”. Il affiche également son admiration pour Hitler, cite Joseph Goebbels, le nazi belge Léon Degrelle, qui a combattu durant la Seconde Guerre mondiale au sein de la Waffen-SS, ainsi que l’écrivain négationniste Hervé Ryssen.

Ami de Quentin Deranque

Vincent Claudin se déclarait depuis quelques jours comme un ami de Quentin Deranque, ce militant identitaire décédé le 14 février. Dans son communiqué, la députée RN Lisette Pollet précise que la décision qu’elle a prise “n’est en aucun cas liée à la participation” de son collaborateur “à la marche organisée en hommage à son ami Quentin”.

“Cette séparation fait suite à la publication, sur ses réseaux sociaux personnels, de plusieurs messages dont le contenu est en contradiction avec les valeurs, les principes et la ligne de conduite que je défends”, clarifie l’élue de la Drôme.

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Il appartenait à un groupuscule d’ultradroite

L’assistant parlementaire faisait partie, toujours selon Mediapart, d’un groupuscule d’ultradroite nommé Lyon Populaire. Groupe ayant fait l’objet d’une procédure de dissolution. Le chef de file des députés du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, a pris la parole sur le sujet et a fustigé des “contenus impardonnables”. Il réaffirme qu’il n’existe “aucune connexion” entre le RN et les groupes d’ultradroite. Lisette Pollet conclut en “condamnant fermement les prises de position” de son ancien assistant parlementaire.

Interrogé par Mediapart, Vincent Claudin s’excuse “à tous ceux qui ont pu être sincèrement atteints par ces propos immatures, blessants et choquants”, en évoquant des “publications d’un compte anonyme privé, sur le registre de l’ultraprovocation outrancière et sulfureuse et de l’humour noir hors contexte”.

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