February 26, 2026

Grogne du maire après la crue du Girou près de Toulouse : Vinci procède à des ajustements techniques sur l’accès autoroutier

l’essentiel
La décrue du Girou à Gragnague a révélé des dysfonctionnements inhabituels sur l’A680. Bien que les infrastructures soient de nouveau opérationnelles, la commune reste vigilante face aux prochains épisodes pluvieux. Les ajustements techniques seront-ils suffisants ?

Si la décrue du Girou apporte un premier répit à Gragnague, l’heure est au bilan et à l’interrogation face à un écoulement des eaux devenu anormal. Si la commune est habituée aux débordements saisonniers de son cours d’eau, l’effet cuvette a provoqué l’ire du maire qui pointe les récents aménagements de l’autoroute A680.

Un effet “cuvette”

Selon le maire Daniel Calas, la dynamique de l’inondation a dévié de son schéma naturel. “Avant, l’eau s’étalait sans rester bloquée. Aujourd’hui, dès que le Girou déborde, l’écoulement est freiné”, constate l’élu. Si Gragnague ne déplore aucune habitation située en zone inondable, l’impact économique se concentre sur les terres agricoles, où plusieurs serres de kiwi rouge ont été submergées, fragilisant ces cultures spécialisées.

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Des engagements pris pour éviter une récidive

Après le passage de la tempête Nils, l’intervention des services a été rapide. Une fois l’eau retirée de la chaussée, “un simple passage de balayeuse a suffi et l’eau s’est ensuite écoulée naturellement”, souligne le maire, qui y voit un dysfonctionnement ponctuel lié aux infrastructures plutôt qu’un phénomène naturel irréversible.

Les équipes travaillent sous le pont depuis plusieurs mois, un calendrier que la municipalité observe avec attention.
Les équipes travaillent sous le pont depuis plusieurs mois, un calendrier que la municipalité observe avec attention.
Clément Sajus

Interpellée par les élus, la société Vinci affirme avoir procédé à des correctifs hydrauliques sur le chantier de l’A680 pour rétablir la fluidité du réseau et garantir que cette situation ne se reproduise plus. Cette position est toutefois accueillie avec une prudence manifeste par Daniel Calas. “Les ouvriers sont au même endroit sur le chantier depuis six mois”, observe-t-il, appelant à une vigilance constante des services de l’État et des concessionnaires.

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Si l’accès autoroutier est de nouveau opérationnel, la commune entend désormais suivre de près le comportement des infrastructures lors des prochains épisodes pluvieux, afin de s’assurer que les correctifs de Vinci tiennent leurs promesses.

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