Depuis le jeudi 19 février, M6 diffuse un numéro spécial de son émission Qui veut être mon associé ?, dédié aux inventeurs. Parmi les membres du jury figure une Gersoise : Ariane Daguin. Issue du monde de l’entrepreneuriat, cette sexagénaire vit depuis plus de quarante ans aux États-Unis, où elle a lancé avec succès puis vendu l’entreprise D’Artagnan, spécialisée dans le foie gras et les produits gastronomiques d’exception.
Le deuxième et dernier épisode de cette “Spéciale Inventeurs” sera diffusé ce jeudi 26 février. Quel bilan tirez-vous de cette première expérience ?
J’espère que cela a plu aux téléspectateurs. Sur les réseaux sociaux, je ne reçois que des compliments… Mais c’est un peu facile : ce sont surtout mes amis ! Plus sérieusement, j’ai beaucoup aimé l’expérience. J’ai apprécié les rencontres avec des personnes dynamiques, porteuses d’idées parfois farfelues, parfois très solides et parfois les deux à la fois !

Si je peux les aider, je le ferai. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai accepté de participer à l’émission : c’est à mon tour de donner un coup de main et de contribuer à faire avancer les autres.
Donner de nouvelles opportunités, est-ce quelque chose d’important pour vous ?
Oui, absolument. C’est à mon tour. J’ai aujourd’hui d’autres moyens d’aider : j’investis de plus en plus dans des entreprises, ici aux États-Unis, mais aussi en France.
Après plusieurs années loin des terres gasconnes, où en êtes-vous aujourd’hui ?
J’ai vendu mon entreprise il y a quatre ans, mais j’y travaille encore. Cela dit, j’y suis de moins en moins : un jour ou un jour et demi par semaine seulement. La majeure partie de mon temps, je la passe désormais à la ferme. All for one, one for all : c’est le nom de la ferme éducative que j’ai créée avec ma fille, Alix. C’est elle qui en assure la direction.
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La ferme est modeste, environ sept hectares et demi, mais nous y pratiquons une véritable polyculture en permaculture, avec agroforesterie et rotation des pâturages. Notre objectif est de régénérer les sols et de limiter des phénomènes que l’on observe aujourd’hui, comme le ruissellement de l’eau au lieu de son infiltration. Nous produisons des légumes et élevons des animaux dans des conditions respectueuses, afin de garantir une qualité gustative exceptionnelle : pas de médicaments ni d’hormones de croissance. Pour les fruits et légumes, aucun insecticide, pesticide ou fertilisant de synthèse.
Ce n’était pas mon métier à l’origine, j’apprends sur le tas. Mais c’est passionnant : j’apprends chaque jour et je transmets en même temps. C’est une aventure très enthousiasmante.

