Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a expliqué mardi qu’il pourrait “travailler” avec la candidate rivale de LFI, mais à condition que personne dans son équipe ne soit “impliqué dans des violences”.
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a affirmé mardi, lors d’un débat sur BFMTV qu’il n’excluait pas de “travailler” avec la candidate investie par La France insoumise, Anaïs Belouassa Cherifi, en vue d’un éventuel second tour des municipales. Il a toutefois posé des conditions strictes, notamment l’absence, au sein de son équipe, de toute personne “impliquée dans des violences”.
Interrogé sur une possible alliance si la candidate LFI franchit le seuil des 10 % nécessaire pour se maintenir, l’édile sortant a répondu “oui”, “mais à certaines conditions”. Parmi ses lignes rouges figure notamment le refus de désarmer la police municipale.
Le contexte politique lyonnais est tendu depuis la mort du militant d’ultradroite Quentin Deranque, roué de coups dans la ville, et la mise en examen de suspects présentés comme proches d’un député LFI. À la suite de cette affaire, des voix issues de l’extrême droite, de la droite, du centre droit et même d’une partie de la gauche socialiste ont appelé à une rupture nette avec La France insoumise. Grégory Doucet a qualifié sa mort de “tragédie” et a dénoncé “toutes les formes de violences”.
Empêcher Jean-Michel Aulas d’être maire
Concernant une éventuelle fusion de listes, il a dit vouloir attendre le verdict des urnes. “Le soir du premier tour, les Lyonnais et les Lyonnaises nous auront envoyé un message, a-t-il déclaré. Notre responsabilité, c’est d’entendre aussi ce que les Lyonnaises et les Lyonnais ont à dire.”
Donné en difficulté dans les sondages face à l’ancien président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, le maire sortant pourrait avoir besoin d’un large rassemblement à gauche pour espérer décrocher un second mandat.
De son côté, Anaïs Belouassa Cherifi a été interrogée sur l’hypothèse d’un retrait en faveur de Grégory Doucet. Elle a assuré que sa priorité restait d’empêcher Jean-Michel Aulas de devenir maire : “Je ferai tout ce qui est mon pouvoir pour que ce ne soit pas le cas.”

