Le livre « Red Horse », de Sasha Kurmaz, est constitué de collages d’images, de textes et de dessins réalisés pendant le conflit. SASHA KURMAZ/EDITIONS IMAGES VEVEY
Depuis le début de l’invasion russe, le 24 février 2022, le photographe ukrainien Sasha Kurmaz, né en 1986, tient un journal de bord visuel de son quotidien dans un pays en guerre. Ce témoignage personnel, baptisé « Red Horse », prend la forme d’un assemblage de ses propres clichés, d’images trouvées, de documents, de notes manuscrites ou de dessins collés sur des matériaux ramassés dans la rue, principalement des bouts de carton. Au fil des 800 pages de son livre, condensé de ces années dramatiques, Sasha Kurmaz montre les destructions, les blessures, les cadavres mais aussi la résistance qui émerge au milieu des ruines. Le caractère brut de ce pêle-mêle iconographique, présenté en avant-première en 2024 à la Biennale Images Vevey (Suisse), traduit la précarité de la vie sous les bombes et la puissance destructrice de la guerre. Alors que le conflit en Ukraine entre dans sa cinquième année, Sasha Kurmaz évoque par mail depuis Kiev une œuvre engagée et bouleversante.
Avant la guerre, sur quels sujets travailliez-vous ?
Sasha Kurmaz Avant l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie, j’étais à Kiev pour préparer une exposition à l’Académie des Arts de Berlin. A cette époque, je travaillais sur le développement de mon installation « The Temple of the Transfigurati…
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