Face au risque de peste porcine africaine, le préfet du Gers autorise, depuis ce 24 février, la destruction des cochongliers. Des mesures sanitaires strictes sont également mises en place pour protéger les élevages porcins.
C’est un arrêté particulier que vient de signer le préfet du Gers Alain Castanier. Ce dernier autorise des interventions administratives pour détruire les cochons hybrides sangliers, dits “cochongliers”, qui ont été repérés à plusieurs reprises dans le département. Une décision qui s’inscrit dans un contexte sanitaire jugé préoccupant.
Ces animaux hybrides présentent en effet un grand risque d’interactions avec les élevages porcins. En toile de fond : la menace persistante de la peste porcine africaine (PPA), présente dans le nord de l’Espagne et la circulation d’autres maladies comme celle d’Aujeszky.
Classée danger sanitaire de première catégorie en France, la PPA peut entraîner des pertes économiques majeures en raison de son taux de mortalité élevé et des restrictions commerciales imposées aux pays touchés.
L’objectif est clair : prévenir toute contamination entre faune sauvage et porcs domestiques.
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L’arrêté autorise, jusqu’au 31 décembre 2026, des opérations de destruction sur l’ensemble du territoire gersois. Piégeage, battues, tirs à l’approche ou à l’affût, y compris de nuit : selon l’arrêté, les moyens sont laissés à l’appréciation des lieutenants de louveterie, qui pourront mobiliser chasseurs et chiens sans limitation de nombre.
L’usage de véhicules, de dispositifs lumineux ou de vision nocturne est également permis.
Un second arrêté vise spécifiquement la régulation des sangliers à l’intérieur et dans un rayon de 1 000 mètres autour des élevages porcins, à la demande des éleveurs. Les forces de l’ordre et l’Office français de la biodiversité devront être prévenus avant chaque intervention.

