Victorieux avec le XV de France contre l’Italie ce dimanche 22 février à Lille (33-8), Emmanuel Meafou a sorti une grande prestation durant 80 minutes. Le deuxième ligne toulousain, élu homme du match, a livré son analyse de ce match difficile.
Comment vous sentez-vous ?
Je suis un peu fatigué, mais content de la victoire et j’espère que l’on va enchaîner. Pour l’instant, on va profiter de la semaine off.
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Etait-il prévu que vous disputiez tout le match ?
Les 80 minutes n’étaient pas prévues, mais il (Fabien Galthié) m’avait prévenu qu’il voulait que je donne tout. Il m’avait prévenu que, s’il avait besoin de faire du coaching, il allait le faire, mais qu’il pourrait me laisser jouer. Il ne m’a pas dit 80 minutes, mais il m’a dit de me préparer pour un gros match.
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Aviez-vous un peu de frustration par rapport à la semaine dernière, où vous étiez sorti après seulement 12 minutes ?
Oui, bien sûr. Après, ce sont des trucs que je ne peux pas contrôler. Je me suis dit qu’il fallait que je bosse encore cette semaine et que je donne tout pour gagner ma place avec la concurrence et Micka (Guillard) fait de très bons matchs. Mais, à la fin, c’est le meilleur pour le poste qui gagne.
Est-ce votre meilleure prestation en équipe de France ?
Oui, bien sûr. On se le dit tous ensemble, même si l’un joue en 5 et l’autre en 20 ou 19, le plus important, ce sont les résultats de l’équipe. On joue tous pour la France, qu’importe le numéro dans le dos. Depuis que je joue pour la France, je peux dire que c’est l’un de mes meilleurs matchs sous le maillot bleu.
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C’était un gros combat avec les Italiens ?
Oui, on savait, on a vu leur dernier match. Ils sont très costauds en conquête, donc on savait que c’était un de leurs points forts. Mais je pense qu’on a été présents dans la conquête et les ballons portés aujourd’hui. Ça montre qu’on est capables aussi de faire des grands matchs devant.
Ce genre de match où ça bataille comme ça, quand ça ferraille, ça vous plaît ?
Oui, bien sûr. Ils montrent de plus en plus qu’ils sont capables de battre n’importe quelle équipe. Nous, on pense qu’on peut être la meilleure équipe du monde. Pour être le meilleur, il faut battre les meilleurs. Donc on est contents de notre performance aujourd’hui.
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Vous avez été pénalisés trois fois en mêlée. Arrivez-vous à l’expliquer ? Savez-vous ce qu’il s’est passé ?
Non, je pense que c’est plus un travail de première ligne. Moi, je baisse la tête et je pousse le plus fort que je peux.
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Vous avez aussi inscrit votre premier essai en équipe de France. Qu’est-ce qu’on ressent à ce moment-là ?
Très content, très fier. Ça fait 14 ou 15 matchs (14, NDLR) que je joue pour la France, je n’avais pas réussi à marquer. Donc oui, très content. Après, même si j’ai fait 100 capes avec l’équipe de France et que je ne marque pas, le plus important, c’est la victoire de l’équipe et de porter ce maillot avec fierté.
Votre famille était-elle présente à Lille ?
Non, elle est restée à Toulouse.
Qu’avez-vous fait de la médaille de meilleur joueur du match ?
Elle est dans le sac pour la donner à mon fils. Après, la médaille, c’est cool, mais on pense à d’autres choses.
À cet objectif du Grand Chelem ?
En vrai, je ne pense pas trop aux deux derniers matchs. Bien sûr, on veut faire le Grand Chelem, c’est le but pour tous les pays. Là, on a la possibilité de faire ce Grand Chelem, mais on prend match par match. Il reste une semaine de repos. Il y a des bobos, un peu de blessures, mais on va bien récupérer. Après, on va enchaîner. On le sait que l’Écosse, c’est une grosse équipe. Ils sont capables de battre des grosses équipes comme de perdre, mais ça va être dur. On va d’abord penser au repos.
Qu’allez-vous faire cette semaine ?
Je vais rester à Toulouse pour faire des soins.
Le fait que ce soit un match difficile aujourd’hui, est-ce que cela permet d’éviter de s’enflammer ?
Non, je pense qu’il faut jouer tous les équipes comme si c’était la meilleure équipe. C’était un match dur, mais ils sont tous durs.

