Le Rex hôtel célèbre vingt ans de succès à Tarbes. Né sur les vestiges d’un ancien cinéma, cet établissement novateur a accueilli 576 000 visiteurs et organisé 4 260 séminaires en deux décennies, redonnant couleur et style au cœur de Tarbes.
Ses couleurs qui dansent et enivrent cours Gambetta sont instantanément devenues un phare dans la nuit tarbaise. Seul le covid avait éclipsé ce repère aux quatre étoiles scintillantes, au cours de deux décennies de succès. Car, en ce début d’année 2026, le Rex hôtel souffle ses vingt bougies.
Un projet visionnaire né trois ans plus tôt, sur les vestiges l’ancien cinéma de Tarbes, le Royal d’abord auquel succédera le Rex. Des écrans noirs qui ont donc repris vie pour conter de nouvelles histoires, personnelles autant que collectives. C’est un Andorran, domicilié à Bartrès, Jean Rousseu-Salet qui préfigure le projet au début des années 2000. “Après 51 ans dans la grande distribution, nous étions à la retraite mais souhaitions encore nous investir dans Tarbes. Le maire, Gérard Trémège, nous a fait rencontrer M. Rousseu-Salet, se souvient Jean-Claude Knaebel. Nous voulions créer un hôtel, mais lui tenait absolument à ce que ce soit un quatre-étoiles, le premier sur Tarbes.” Et toujours le seul, vingt ans plus tard. “La suite lui a donné raison, glisse Jean-Claude Knaebel. Vingt ans plus tard, c’est une réussite dont nous sommes fiers, d’autant que ses quatre fils poursuivent l’entreprise de leur père, décédé depuis, et restent actionnaires majoritaires de l’hôtel.”


Trois ans de chantier
Le chantier, lui, sera titanesque et l’investissement lourd, plusieurs millions d’euros. Il faudra ainsi huit mois pour démolir et évacuer l’ancien cinéma. “Il y avait de l’affect dans cette affaire, se souvient Jean-Claude Knaebel. Le Rex, j’y allais comme spectateur avec mes parents…” Une fois la place nette, deux ans de travaux seront nécessaires pour élever les sept étages qui accueillent 75 chambres et 12 studios, selon les plans de l’architecte tarbais Joris Ducastaing et la réalisation de la société Gallego. “Nous avions voulu une architecture moderne face à des façades plus historiques. L’architecte des bâtiments de France n’y avait pas vu une opposition mais un complément dont on ne peut aujourd’hui que se réjouir.”


576 000 personnes accueillies
Vingt ans plus tard, l’hôtel est comme neuf. “Hormis quelques retouches à la marge, rien n’a changé, se réjouit Jean-Claude Knaebel. C’était une réalisation avec des matériaux de grande qualité. D’ailleurs aujourd’hui encore, les clients pensent que c’est un établissement qui vient de sortir de terre.” Alors qu’en vingt ans, 576 000 personnes se sont succédé ici, avec pas moins de 4 260 séminaires organisés dans ces salons.

Le Rex a même fait des petits, avec le Nex 1 puis 2 à l’Arsenal. Aujourd’hui, ce sont une trentaine d’employés qui veillent au standing de l’établissement du centre-ville auxquels s’ajoutent 25 salariés au Nex. “On a du monde tout au long de l’année, se félicite Barbara, la gouvernante depuis plus de quinze ans. On soigne la qualité de l’accueil, le contact avec les clients, les prestations. Ça permet de répondre aux attentes de chacun et de tous. C’est intéressant comme travail, complet et prenant.” Et si les écrans se sont définitivement éteints au Rex, les lumières et les étoiles émerveillent toujours à deux pas de la place Verdun…

