Manifestation en hommage à Quentin Deranque, Lyon, le 21 février 2026. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
Vous avez décroché de l’actualité ce week-end ? Voici les principales informations à retenir des samedi 21 et dimanche 22 février.
· A Lyon, saluts nazis, injures racistes et homophobes dans la marche d’hommage à Quentin Deranque
Des jeunes hommes blancs habillés en noir, parfois masqués : c’est le profil type des personnes qui se sont réunies samedi 21 février à Lyon pour rendre hommage à Quentin Deranque, militant d’extrême droit de 23 ans tué la semaine dernière. Environ 3 200 personnes ont participé à cet événement, selon la préfecture, dont certaines figures de l’extrême droite française.
En tête du cortège, des membres du collectif Némésis, groupuscule d’extrême droite qui se prétend féministe. Des adhérents de l’Action française, mouvement d’extrême droite antisémite, étaient aussi présents.
La préfecture du Rhône a annoncé en fin de journée qu’elle comptait saisir la justice au sujet de saluts nazis ainsi que d’insultes racistes et homophobes détectés. Plusieurs slogans hostiles aux antifascistes et à la France insoumise ont aussi été scandés.
· La gauche en plein doute sur les alliances aux élections municipales
Fracturée depuis la mort du militant identitaire Quentin Deranque, la gauche s’interroge sur les alliances à former – ou non – au second tour des élections municipales. La France insoumise a fait savoir ce dimanche qu’elle proposerait des accords de rassemblement aux autres formations de gauche si elle arrive en tête au premier tour dans certaines communes. Dans certaines villes, les listes d’union de la gauche pourraient avoir besoin des voix de l’électorat Insoumis pour l’emporter, comme à Toulouse, Marseille ou Amiens.
Le Parti socialiste a déjà exclu tout accord avec la France insoumise pour les municipales, certaines personnalités du parti, comme l’ex-président François Hollande ou le député Jérôme Guedj, appelant même à écarter tout arrangement avec LFI au second tour.
· Emmanuel Macron inaugure un Salon de l’agriculture sans bovins
Emmanuel Macron a inauguré samedi matin le Salon de l’agriculture, qui se tient à Paris jusqu’au 1er mars. Cette nouvelle édition est dominée par l’agacement des syndicats agricoles, mobilisés pour le troisième hiver d’affilée, mais aussi des organisateurs qui veulent maintenir l’esprit familial de l’événement malgré la promesse de nombreuses visites politiques à un an des élections présidentielles et à quelques semaines des élections municipales.
Pour la première fois depuis la création du salon en 1964, les bovins sont absents du salon, les organismes de sélection des races ayant décidé « par précaution et par solidarité » avec les éleveurs touchés par la dermatose de ne pas présenter leurs animaux. Au moins 600 000 visiteurs sont attendus.
· Donald Trump veut augmenter les droits de douane mondiaux à 15 %, l’Europe envisage une réponse commune
Donald Trump a annoncé samedi faire passer ses nouveaux droits de douane mondiaux de 10 à 15 % « avec effet immédiat ». Une réaction à une décision de la Cour suprême, qui a tranché vendredi que Donald Trump ne pouvait pas justifier ces droits de douane par une nécessité d’urgence économique.
L’Europe envisage de répondre par une position commune. « Nous aurons une position européenne très claire à ce sujet, car la politique douanière relève de l’Union européenne, et non des États membres de façon individuelle », a assuré le chancelier allemand Friedrich Merz samedi 21 février, avant une rencontre avec le président Donald Trump à Washington. « Une approche unie de l’Union européenne sera nécessaire », a aussi estimé le ministre délégué au Commerce extérieur, Nicolas Forissier, dans un message transmis par le ministère à l’AFP.
· Les crues se stabilisent dans une partie de l’Ouest de la France
Le niveau de l’eau se stabilise dimanche à Angers, mais la décrue sera lente, comme dans d’autres zones de l’Ouest, où les crues exceptionnelles de ce début 2026 continuent de se propager en aval.
La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire restent dimanche et lundi en vigilance rouge crues. Trois autres départements de l’Ouest – la Sarthe, la Vendée et la Charente – sont encore en vigilance orange, contre cinq plus tôt dans la journée, selon le bulletin de Météo France de 16 heures.
A Angers, ville de 160 000 habitants, le niveau de la Maine est monté à 6,39 mètres samedi soir. « Une décrue est attendue dans les prochains jours, de l’ordre de 20 cm par 24 heures », selon la préfecture. Au moins 5 000 personnes sont touchées par cette crue, la plus importante depuis 1995.

