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Reportage Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, au pouvoir depuis seize ans, vacille dans une campagne électorale où se multiplient les révélations sur la corruption du pouvoir. Son échec lors du scrutin du 12 avril ferait perdre à Vladimir Poutine et Donald Trump leur principal vassal en Europe.
« Ruszkik, haza ! » Viktor Orbán a beau déployer les gros bras de ses services d’ordre à chaque déplacement, ce slogan l’attend au coin des rues, ravageur : « Dehors les Russes ! » Les mêmes mots que brandissaient, il y a soixante-dix ans, les insurgés de Budapest contre le pouvoir communiste. Et le symptôme d’une campagne électorale où rien ne se passe décidément comme prévu pour le Premier ministre hongrois, rattrapé par les révélations sur la collusion de son gouvernement avec le régime de Vladimir Poutine.
Depuis 2010, Viktor Orbán incarne la Hongrie comme une figure de commandeur, désespérant les oppositions, resserrant à chaque réélection l’écrou d’un pouvoir oligarchique sans partage. Ni son isolement diplomatique ni les sanctions européennes pour ses atteintes à l’Etat de droit n’avaient pu entame…
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