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Cette semaine, je reçois Anna Colin Lebedev, sociologue et politologue, maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre, spécialiste de la Russie et de l’Ukraine. Née à Moscou à la fin de l’Union soviétique, elle a grandi entre deux mondes – et ce regard éclaire puissamment cette guerre qui s’installe dans la durée.
Dans cette grande conversation, nous essayons de comprendre l’invasion russe au-delà du front : ce qui se passe dans les familles, les villes, les esprits, et la façon dont les sociétés encaissent l’épreuve. Nous parlons de l’Ukraine fatiguée mais non résignée, de la peur très concrète de ce que signifierait une domination russe à Kiev, de la mobilisation et de l’endurance, mais aussi des tensions politiques qui apparaîtront inévitablement le jour où la guerre cessera. Côté russe, Anna décrit une société fragmentée, contrainte, où beaucoup préfèrent ne pas voir la réalité du conflit, entre propagande, évitement, consentements partiels et stratégies de survie.
Nous évoquons aussi les récits politiques qui circulent à l’Ouest – notamment autour de la légitimité de Zelensky – et ce que ces discours disent de notre propre rapport à la guerre. Enfin, nous abordons la question la plus difficile : la paix. A quoi ressemblerait-elle ? Qui peut la vouloir, qui peut la craindre ? Et pourquoi, parfois, le coût de la paix peut sembler plus dangereux que le coût de la guerre – pour ceux qui gouvernent. Une discussion au long cours pour prendre le temps de comprendre une guerre qui façonne déjà l’Europe de demain.

