Après un tir survenu lors d’une action de chasse à Fumel, le président de la société de chasse du secteur conteste la présentation d’un simple tir de dissuasion. Selon lui, l’arme a été dirigée vers des personnes présentes sur une propriété privée, et des plombs sont retombés sur un jeune homme, aujourd’hui très choqué.
Après l’interpellation, le 18 février dernier, d’un habitant de Fumel à la suite d’un tir avec une arme à feu, la société de chasse concernée souhaite rétablir sa version des faits. Son président, Arnaud Roussille, conteste la présentation d’un simple tir de dissuasion et évoque un incident qu’il juge « beaucoup plus grave ».
“Nous n’étions ni chez lui, ni à proximité immédiate de son habitation”
Selon lui, les faits se sont déroulés lors d’une action de chasse autorisée, sur une propriété privée appartenant à la société de chasse, située à environ 300 mètres du domicile de l’homme interpellé. « Nous n’étions ni chez lui, ni à proximité immédiate de son habitation, contrairement à ce qui a pu être écrit », insiste-t-il.
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Ce jour-là, trois personnes étaient présentes sur le site, dont un jeune homme qui n’était pas chasseur mais accompagnait les chiens. « L’homme est arrivé en colère et a tiré en direction du groupe. Ce n’était pas un tir en l’air », affirme Arnaud Roussille. Des plombs seraient retombés sur le jeune homme, qui a pris la fuite sous le choc. S’il n’a pas été physiquement blessé, c’est, selon le président, uniquement en raison de la distance.
“Un fusil à plomb reste une arme”
« Un fusil à plomb reste une arme. À plus courte portée, les conséquences auraient pu être dramatiques », rappelle-t-il. Le jeune homme, très choqué, a consulté un médecin et a déposé plainte.
Le président de chasse souligne par ailleurs que le différend avec l’auteur des tirs ne date pas de cet épisode. « Les tensions sont anciennes, avec des plaintes déposées de part et d’autre. Mais cela ne peut en aucun cas justifier l’usage d’une arme », martèle-t-il.
“On met des vies en danger”
Arnaud Roussille réfute également l’idée d’un harcèlement ou d’une provocation répétée de la part des chasseurs. « Nous laissons passer les promeneurs, nous faisons attention. La chasse est une activité réglementée, encadrée, et nous respectons les règles », assure-t-il.
S’il dit faire confiance à la justice, le président de la société de chasse regrette le traitement médiatique initial. « Présenter cela comme un tir en l’air pour faire peur minimise la gravité des faits. Quand on tire dans la direction de personnes, même de loin, on met des vies en danger. »
L’homme interpellé devra répondre de ses actes devant le tribunal judiciaire d’Agen au mois d’avril pour des faits qualifiés de violences avec arme. De son côté, la société de chasse dit rester mobilisée pour que « toute la lumière soit faite » sur les circonstances exactes de cet incident.

