Installée depuis début février à Marciac, la nouvelle libraire souhaite poursuivre l’élan culturel et ouvrir de nouveaux horizons.
Depuis le début du mois, Lou Verset a repris les rênes de la librairie indépendante La Chouette qui lit. Rencontre avec une passionnée qui souhaite inscrire son projet dans la continuité.
Vous êtes la nouvelle propriétaire de la librairie. Pourquoi avoir choisi Marciac ?
“J’ai grandi dans les Alpes-de-Haute-Provence et j’ai toujours voulu vivre dans un endroit où la vie culturelle est riche sans le stress des grandes villes. J’ai eu un véritable coup de cœur pour Marciac, pour ses habitants très accueillants et pour le dynamisme culturel qui existe toute l’année. Pour une ville de cette taille, l’offre est riche, dynamique, c’est la campagne dans laquelle j’ai toujours eu envie de vivre. Et puis, il y a la librairie elle-même : le bois, la pierre, les meubles conçus par les anciens propriétaires… L’odeur du bois m’a rappelé l’atelier de mon grand-père menuisier”.
Quel est votre parcours ?
“Après un bac littéraire, j’ai obtenu un DUT métiers du livre puis une licence. J’ai travaillé quatre ans en librairie indépendante, puis en espace culturel. Cette dernière expérience m’a permis de gérer tous les rayons, la réception, le conseil, le management et la gestion économique. Être libraire est un rêve d’enfance ; ouvrir ma propre librairie s’est imposé naturellement”.
Comment envisagez-vous la suite pour La Chouette qui lit ?
“La librairie répond déjà très bien aux attentes de sa clientèle. Mon souhait est de maintenir la ligne éditoriale et les partenariats précieux noués au fil des années, notamment avec Nogaro et l’IME. Petit à petit, j’y apporterai ma touche personnelle et de nouvelles découvertes”.
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Des projets d’animations ?
“La programmation n’est pas encore arrêtée, mais j’aimerais développer les rencontres jeunesse, permettre aux enfants de rencontrer les auteurs qui écrivent pour eux. Nous continuerons aussi les rendez-vous en littérature adultes. Je souhaite également promouvoir davantage le jeu de société”.
Un dernier mot ?
“Il n’y a pas de mauvaise littérature. Je refuse tout élitisme : une librairie est un lieu ouvert à tous. Avec Tiffany, dont la présence est précieuse, nous préparons aussi une newsletter et, prochainement, un élargissement des horaires. La Chouette continue de lire et d’écrire son histoire à Marciac”.

