February 17, 2026

Bagarre d’un hockeyeur français aux JO 2026 : pourquoi les arbitres ne laissent pas faire comme en NHL ?

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Les bagarres en hockey sur glace, interdites aux Jeux Olympiques, ont marqué le match entre le Canada et la France ce dimanche 15 février. Pierre Crinon et Thomas Wilson ont été exclus après une violente altercation. En NHL, ces affrontements sont tolérés pour une raison assez étonnante.

Ce dimanche 15 février, sur la glace de Milan, lors d’un match de hockey sur glace opposant le Canada et la France, pour les Jeux Olympiques d’hiver 2026, un évènement peu habituel s’est produit. Alors que la France était très largement menée au score, Pierre Crinon réalise une intervention musclée, coude en avant, sur Nathan MacKinnon. Quelques minutes plus tard, réponse de Thomas Wilson qui charge le Français. Celui-ci agrippe alors son vis-à-vis par le maillot, le jette au sol en l’y suit. Les arbitres interviennent pour stopper l’affrontement, car à l’inverse de la NHL, les bagarres sont interdites au tournoi olympique de hockey sur glace. Les deux joueurs seront finalement exclus du terrain et la France ne recollera jamais au score.

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Si les arbitres ont tendance à laisser deux athlètes en venir aux mains, c’est pour plusieurs raisons. Il est en réalité très difficile de frapper efficacement quelqu’un sans bénéficier d’appuis solides. Ainsi, sauf lorsqu’il s’agit de joueurs réputés pour se battre régulièrement, ces affrontements provoquent rarement des blessures graves, d’autant plus qu’aujourd’hui, les commotions sont prises en charge avec bien plus de sérieux.

Quels arguments sont mis en avant par la NHL ?

Comparés aux mises en échec violentes, aux crosses hautes ou aux chutes à pleine vitesse, les risques encourus lors d’un face-à-face sont souvent moindres. Dans un sport où les contacts sont constants et où la tension monte très rapidement, ces combats encadrés permettent à deux joueurs de régler leur différend, évitant que l’animosité ne s’installe et ne perturbe l’ensemble du match.

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Comme le soulignait Gary Bettman, président de la ligue en 2016 : “Les combats font office de thermostat.” Au-delà de ces arguments, il existe toutefois une dimension moins reluisante : ces affrontements participent aussi au spectacle, à l’identité même du produit NHL, et une partie du public continue d’y trouver un certain attrait.

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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, dans la majorité des cas, les combats ne sont pas inopinés. Deux joueurs se parlent, au moment d’une mise en jeu ou après une bousculade, et se mettent d’accord. Après quoi, ils enlèvent leurs gants, laissent tomber leur crosse sur la glace, et tentent de s’échanger des coups. Pendant ce temps, le jeu s’arrête, et les arbitres se positionnent à proximité pour s’assurer du respect des règles. Dès qu’un joueur tombe au sol, la bagarre se termine, les joueurs sont sanctionnés et doivent quitter la glace.

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